Des impôts partout ce matin dans vos journaux.

Pas de pause, Les Echos parlent même d’un choc fiscal.

Et Le Parisien révèle des projets de nouvelles taxes… sur le tabac, mais aussi sur la cigarette électronique, qui subit déjà pourtant une TVA à 19,6.

Au même moment, deux contre-pieds de l’économiste atterré Philippe Askenazy sur Rue 89 et du directeur de l’observatoire des inégalités, Louis Maurin : « ras-le-bol du ras-le-bol fiscal », disent-ils. Arrêtons de se fixer sur le niveau des prélèvements obligatoires.Maurin affirme que les comparaisons internationales n’ont aucun sens, parce que les services rendus ne sont pas les mêmes. Si les Anglais paient moins d’impôts, c’est qu’ils y vont de leur poche pour leurs retraites et l’école de leurs enfants.

Et d’ailleurs la France reste l’un des pays où l’impôt sur le revenu est le plus faible.

Oui, ce débat fiscal est stérile, renchérit Askenazy, qui demande qu’on clarifie les comptes : quand l’Etat augmente les cotisations retraite des fonctionnaires, cela fait une hausse des prélèvements… mais c’est aussi une baisse des dépenses puisque les fonctionnaires coûtent moins chers à l’Etat.

Même raisonnement sur les niches fiscales, quand on les supprime, ça doit compter comme des impôts en plus ou des dépenses en moins ?

A part cela, dans vos journaux, le nouveau couac sur le diesel. Le gouvernement louvoie, et les écologistes klaxonnent…

Extrait de « Diesel smoke », une chanson de Billy Strange.

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