Le fondateur et patron de Facebook, Mark Zuckerberg amoché, le visage plein de bleus, de griffures, la lèvre fendue : c’est le photomontage choc que le magazine américain Wired a mis à la une de son numéro de mars pour symboliser les deux années particulièrement difficiles que vient de traverser le réseau social.

Wired entretient le même rapport aux nouvelles technologies, à la Silicon Valley, aux géants du monde numérique que L’Humanité de la grande époque au communisme, que L’Opinion au libéralisme économique, que L’Equipe aux sports. Un rapport fasciné, émerveillé, parfois mystique… ce qui n’empêche pas, loin de là, de faire du bon journalisme.

Cette très grosse enquête sur Facebook en est un parfait exemple. Elle retrace la genèse, le déploiement et les manœuvres parfois désespérées pour éteindre l’incendie « fake news » et ce qui l’a suivi, à savoir une critique massive du réseau social, accusé de casser la démocratie américaine.

L’article est passionnant parce qu’il décrit la sidération totale de Facebook face à cette crise. Un amateurisme étonnant dans une entreprise pourtant considérée comme plus puissante que bien des pays. La violence, aussi, des relations entre médias classiques et Facebook. Il montre enfin que Zuckerberg a mis un temps fou pour accepter et surtout comprendre que quelque chose de très grave était arrivé.

Le lien vers cette enquête en anglais de Wired.

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