C'est le premier coup d'œil qu'on jette en arrivant ici a Nice....

Que reste-il de cette nuit d'horreur ?

Du camion lancé sur la foule... Du choc et des larmes du 14 juillet....

A première vue par grand chose... Les touristes sont revenus... Les restaurants font le plein.... Les amoureux s'embrassent sur le front de mer et Nice a retrouvé sa voix, son bruit... Les décibels sont revenus dans les rues.....

Mais a y regarder de plus près... Quelque chose a changé....sans doute

Il y a d"abord ces poteaux, ces plots et ces câbles d'acier qui ont poussé ces derniers mois... le long de la promenade des anglais... Sécuriser les lieux.... éviter une nouvelle intrusion... vivre sous la menace...

Il y aussi une crainte, exprimée par certains ici... celle d’être oublié.... les 86 morts de Nice ne valent pas moins que les 130 du Bataclan... Nice est un gros village, et presque tout le monde ici connaissait un mort ou un blessé...

Et puis il a y les traces sensibles... celles qui vous prennent aux tripes....ou au cœur... dans les jardins de la villa Massena, un monument aux victimes vient d'être inauguré.

Des noms et puis des ages.... Léana, 2 ans, Kylan, 3 ans, Brodie 11 ans, Joseph, 6 ans.. la liste continue ainsi....avec Salma, Adib... et tant d'autres...

Jamais un attentat commis en Europe n'avait tué autant d'enfants et de bébé...

Sur le livre d'or, des centaines de messages griffonés dans toutes les langues....certains se contentent d'un cœur..... d'une prière, d'autres inscrivent un mot....

"L'après c'est long", a écrit un anonyme...

"A nos 86 anges".... a laissé un autre....

Enfin... il y a ces objets laissés au pied du monument... une photo de Mickael, collier de fleur autour du cou et cocktail à la main...

Une famille du texas, qui était venu visiter Nice... ils sourient sur le cliché...

Des bougies, un drapeau breton, un coquillage, des bouquets de roses fanées...

et puis en s'approchant.... un portefeuille... Tout simple, noir. On l'a déposé la.... il est ouvert et posé sur le sol... A l'intérieur, protégé par un plastique, la photo d'un enfant et un bout de papier qu'on a du mal à lire...

On s'approche.... on déplie la feuille, un peu recroquevillé sous l'effet du soleil... Les mots d'une mère à son fils : "Tu me manques tant... signé Maman"

Les traces ont presque disparu, mais la douleur elle est encore intacte.....

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