C’est à lire dans Le Monde des livres daté d’aujourd’hui : un très long entretien avec le géant des lettres américain Philip Roth.

A l’occasion de son entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade. L’écrivain Marc Weitzmann est allé le rencontrer chez lui, à New York. Philip Roth qui a quasiment écrit un roman tous les deux ans depuis 1959 aujourd’hui n’écrit plus… La discipline lui manque, dit-il, mais il pense avoir pris la bonne décision.

La conversation est précise, passionnante, sur les premiers écrits, sur les lectures, sur « les années 1960, le théâtre permanent des rues de New York durant cette décennie », l’effet libérateur de la parole, la psychanalyse, le sexe. Philip Roth se souvient qu’à cette époque il s’est demandé « pourquoi ne pas utiliser ça dans un livre ? Pourquoi ne pas être drôle dans un livre ? » Il ajoute : « Je savais déjà parler librement et parler librement de sexe, bien sûr. Ce qui était neuf, c'était de le faire dans un livre », en l’occurrence Portnoy et son complexe, qu’on appelle aujourd’hui La Plainte de Portnoy. Le succès fut absolument phénoménal.

Si vous avez le temps, lisez ce long entretien. A propos de Roth, Marc Weitzmann écrit la chose suivante, vertigineuse : « il est l'un des derniers « écrivains absolus » (…) l'ultime représentant des romanciers nés avant le triomphe de la télévision, et dont l'imagination comme la puissance de concentration ont été entièrement structurées par la littérature, d'une manière pratiquement plus envisageable aujourd'hui. »

Je vous renvoie au _Monde des livres_ daté d’aujourd’hui et à ce volume Philip Roth dans La Bibliothèque de la Pléiade chez Gallimard.

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