Ras la toque.

Ils n’en peuvent plus les restaurateurs, de ces clients attablés dont le premier souci n’est pas de déguster le plat qu’on vient de leur servir, mais de le photographier pour l’envoyer sur les réseaux sociaux.

Le phénomène n’a rien de nouveau, les Japonais ont été les premiers, mais il gagne maintenant toutes les tables. Plus de 10 milliards de clichés de plats postés chaque année sur la toile.

« On tweete, on like, on commente, on répond. Et le plat est froid », se lamente à l’AFP Alexandre Gauthier, le chef étoilé de la Grenouillère dans le Pas-de-Calais, qui a dessiné en guise de dissuasion un appareil photo barré en bas de sa carte.

Aux Etats-Unis, des restaurateurs racontent au New York Times qu’ils ont vu des clients debout sur leur chaise pour prendre la meilleure photo, parfois avec un flash voire un trépied en plein milieu du restaurant.

C’est peut-être d’ailleurs ce qu’aurait du faire Cécile Duflot quand elle a immortalisé sa fameuse marmite de chili con carne… mais je m’égare…

Juste un conseil pour ce soir, évitez le dîner en amoureux pour la Saint-Valentin qui vire à la paparazzade, avec le ris de veau en photo-souvenir, destiné à la belle-famille, il n’y a pas que le chef en cuisine qui en sera heureux !

Extrait de "Tout le monde se sert dans mon assiette" par Jeanne Cherhal et Franck Monnet.

La délicieuse Jeanne Cherhal, dont on attend le nouvel album, il sortira début mars.

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