C'est une mémoire qui s'efface, une armée de courageux qui disparait, qui prend congé sur la pointe des pieds.

Il n'y a plus que 13 Compagnons de la Libération encore vivants, sur les 1038 que le Général de Gaulle avait choisi. Le 14ème s'appelait André Salvat, il s'est éteint jeudi dernier à Perpignan, à 96 ans. Et dans le dernier numéro du Monde, Benoit Hopquin rend un sacré bel hommage à cet anonyme, qui il y a 75 ans dans le désert libyen et au milieu du fracas des bombes ennemies, dirigeait une section de soldats tahitiens.

André Salvat était en effet le dernier homme de Bir Hakeim, le dernier témoin de ce qui fut la première victoire des Forces Français Libres...

Extrait d'un discours du général De Gaulle à la BBC en juin 42

Et si je vous fais entendre de Gaulle. C'est que André Salvat qui fut l'un des premiers à refuser l'armistice et à reprendre le combat en 1940, avant de participer à la campagne d'Italie et au débarquement en Provence... Salvat n'a pas laissé de témoignage de ses exploits, aucune trace d'interview à la radio ou à la télé, j'ai cherché.

Hopquin du Monde raconte l'avoir contacté mais le vieux soldat n'avait pas donné suite. Et écrit-il, "On lui en veut toujours de cet excès de modestie".

On trouve seulement un entretien dans l'Indépendant de Perpignan en 2012, pour les 70 ans de Bir Hakeim. Où Salvat se fait prier quand on l'interroge sur son parcours de héros. "C'est plutôt casse-pieds".

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