Le retour d’un mot dans le débat public : blasphème.

Extrait de Manuel Valls à l’Assemblée nationale hier : « Le blasphème n’est pas dans notre droit, il ne le sera jamais » Le Premier ministre qui a oublié l’Alsace et la Moselle, où le délit de blasphème figure bel et bien dans le code pénal local, héritage du droit allemand resté en vigueur après le retour à la France des 3 départements en 1918.

Article 166 : « Celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement contre Dieu… sera puni de 3 ans de prison ».

Article qui n’a jamais entraîné de condamnation, mais qui a donné lieu à quelques procédures, notamment contre Charlie Hebdo en 2013.

Eh bien, on lit dans les Dernières Nouvelles d’Alsace que les représentants de tous les cultes : catholiques, protestants, juifs, musulmans… viennent de demander que ce délit soit abrogé. C’était lors d’une audition devant l’observatoire de la laïcité, le 6 janvier dernier. A la veille du massacre de Charlie.

Extraits. C’était le Pater Noster de Prévert, avec la voix de Serge Reggiani. Et puis Allah de Véronique Sanson… un titre qui en 89, après l’affaire Rushdie, lui avait valu des menaces de mort, une censure sur plusieurs radios et une protection rapprochée lors de ses concerts.

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