La réponse de Patrick Cohen à l'édito politique de Thomas Legrand

(Ré)couter l'édito de Thomas Legrand

Le mot du jour : hurluberlu. Puisque Thomas Legrand hier ici-même en appelait à l’histoire et à de Gaulle pour justifier les candidatures d’hurluberlus à l’élection présidentielle.
Mais cher Thomas, depuis de Gaulle, les temps et les candidats ont changé.

Jadis, les hurluberlus militaient pour le prolongement du boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer –Ferdinand Lop. Ou un pavillon pour chaque famille –Marcel Barbu. Bref ils pouvaient être drôles.
Hier, ils haranguaient les étudiants du quartier latin en bas de la rue Soufflot. Aujourd’hui ils donnent des interviews à Russia Today.
Avant, les petits candidats ne se prenaient pas au sérieux…

Extrait Bertrand Renouvin.

Ça, c’était Bertrand Renouvin, candidat royaliste de 74.

Aujourd’hui… ils s’y voient déjà.

Extrait François Asselineau.

Là c’est François Asselineau qui s’y croit d’autant plus qu’il va bénéficier de dizaines d’heures d’antenne sur toutes les ondes et tous les écrans. A l’égal des autres.

Lesquels commencent à s’en inquiéter. Y compris ceux qui protestaient il y a quelques mois contre les changements de règle sur les parrainages et les temps de parole. Ainsi hier Jean-Luc Mélenchon évoquant sur CNews les débats à venir.

Extrait Jean-Luc Mélenchon.

Un rappel pour finir. En 2002, dans les 2 semaines qui ont précédé le 21 avril –record d’abstention- la présence de 16 prétendants –record de candidatures- avait rendu la campagne indigeste et les débats impossibles ou inaudibles.

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