Il y a tellement de bons livres. Pourquoi parler d’un mauvais ?

Eh bien justement par respect pour les bons.

Ce qu’il y a de plus insupportable dans le « Le Pen, une histoire française » de Pierre Péan et Philippe Cohen, livre qui vient de paraître et qui est à la une du Point , c’est la façon dont les auteurs font la leçon à tous ceux qui les ont précédés… des journalistes, selon eux, sans curiosité et de mauvaise foi, animés par la volonté de diaboliser Le Pen, aveuglés enfin par les préjugés de la gauche immigrationniste. Je résume, mais c’est vraiment écrit comme ça…

Voici donc, d’après l’éditeur, la première enquête sérieuse et sans parti pris sur Jean-Marie Le Pen. Rien que ça.

Alors on se pince, on ouvre quand même le livre, et on apprend –enfin façon de parler- que Le Pen n’a pas pratiqué la torture en Algérie –c’est la conviction des auteurs-, et que s’il a dit le contraire, c’était par goût de la provocation.

Même chose pour le détail –les chambres à gaz, point de détail de l’Histoire-… ce n’est pas le fond de sa pensée.

Non, d’ailleurs ce jour-là Le Pen était patraque, il avait la grippe. Voilà qui explique tout.

Et puis pendant les heures d’interview que Péan et Cohen ont passées avec Le Pen, celui-ci a su se tenir. Pas la moindre saillie antisémite. La preuve est faite.

Allez, encore un exemple des ravages de la diabolisation, l’histoire de l’œil.

Le Pen a perdu son œil droit après une maladie… et non pas comme il l’a prétendu, lors d’une bagarre politique sept ans plus tôt, c’est le gauche qui avait été blessé. Histoire connue.

Sauf que, figurez vous que nos deux limiers ont consulté un ophtalmo qui leur a confié que dans certains cas très rares, le traumatisme peut passer d’un œil à l’autre.

Et donc qu’il est possible que Le Pen ait dit la vérité.

Alors là, on s’incline.

L’œil malade qui change de côté, il n’y a que des journalistes de parti pris qui peuvent trouver ça louche.

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