Il était l’un des premiers photographes de presse accouru vendredi soir dans le quartier de la République, puis aux abords du Bataclan. Dominique Faget de l’Agence France Presse raconte ce qu’il a vécu, ce qu’il a vu, sur le blog de l’AFP, making-of… dans un billet intitulé « Guerre et guerre ».

Une guerre qu’il a connu au Liban, au Tchad, et ces derniers mois encore dans l’est de l’Ukraine, à Donetsk.

Et non, écrit-il, ce qui se passe à Paris, en France, c’est évidemment très grave mais ce n’est pas la guerre.

La guerre, rappelle Dominique Faget, c’est vivre dans une peur quotidienne de la mort, avoir sans cesse l’impression d’être en sursis, n’être en sécurité nulle part. C’est voir chaque jour des gens tomber autour de soi, sous les balles et les obus qui pleuvent sur des villes entières, et les cadavres joncher les trottoirs sans que personne n’ose les ramasser. La guerre, c’est quand on risque à chaque instant de se retrouver à la merci d’un tireur isolé, d’un fou, ou d’un de ces innombrables voyous armés qui sillonnent sans contrôle la plupart des zones de conflit du monde. C’est quand on ne peut pas compter sur la police pour assurer sa sécurité, quand des milliers de réfugiés se lancent sur les routes. Et heureusement, nous n’en sommes pas là…

Extrait de Chtriky alias Hervé Peyrard.

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