Alors allons-y, débattons, dévoilons, questionnons, libérons la parole. Pas d’interdit, pas de tabou.

Ce n’est pas parce qu'en France, à nouveau, des Juifs sont assassinés parce que juifs, qu’on devrait se priver de discuter, de deviser - avec le sourire, entre gens bien élevés, le matin à la radio - de leur influence sur la politique gouvernementale.

« Influence juive », un premier ministre sous influence juive…

On n’en finit pas depuis hier de tourner et retourner cette expression, objet à la fois bizarre et familier.

Au point d’avoir cherché dans plusieurs bases documentaires, un précédent, une autre fois, une parole publique du même tonneau.

Et on n’a rien trouvé, du moins depuis la guerre et l’occupation nazie.

Sinon, il y a cette loi de Vichy, la loi du 22 Juillet 41, relative aux entreprises, biens et valeurs appartenant aux juifs… et qui avant de détailler leur spoliation, commence ainsi : Article 1er : «En vue d’éliminer l’influence juive de l’économie nationale… »

Et puis bien sûr, la propagande pétainiste, comme – par exemple – dans ces actualités françaises de février 1944…

(Extrait des actualités françaises du 6 février 1944)

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