La Bibliothèque nationale de France organise une série de rencontres sur les relations difficiles, amères ou acides, entre les écrivains et la presse, relations marquées par « l’attraction et la répulsion ».

Arrêtons-nous sur la répulsion, c’est plus drôle et ça permet de penser. Flaubert : pour lui les journaux sont des « boutiques », « par essence hostiles à toute personnalité un peu au-dessus des autres ». Ils sont « la cause de l’abrutissement moderne », de « l'abaissement des caractères », « de la dégradation, chaque jour plus grande, des choses intellectuelles ». Seul intérêt des journaux : gagner de l’argent.

L'auteur des Lettres de mon moulin 

Sur ce sujet, Alphonse Daudet, ironique, s’adresse à un jeune poète : « Faites du journalisme, le journalisme vous donnera à profusion du châblis et des huîtres d’Ostende, tandis que la poésie vous liarde des œufs à la vinaigrette ». « Liarder », j’adore le verbe, il veut dire « mendier, gagner misérablement ».

Réponse des journaux, par exemple Le Figaro pour lequel le mauvais écrivain est « le fournisseur intarissable des journaux », « la providence de la presse », « presque tout le personnel de la presse périodique est composé de ces honnêtes obscurités »

Ambiance, même si parfois les relations sont plus fructueuses. En tout cas, les débats s’annoncent passionnants, tous les renseignements sur ce colloque de la BNF sur le site internet de France Inter.

►►► Plus d'informations sur le site de la BNF

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