C’était au creux du week-end, la nouvelle est tombée comme la foudre.

Le Palais de l’Elysée a donc confié à Stéphane Bern une mission sur le patrimoine. Mais qu’en est-il de l’idéologie de l’animateur télé ? Comment définir le « bernisme » en matière historique ?

C’est l’historien Nicolas Offenstadt qui s’y colle dans un entretien au site internet de l’Obs. Offenstadt est cofondateur du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire et auteur d’un essai remarqué, un classique, L’Histoire bling bling, c’était au temps de Nicolas Sarkozy.

Pour Nicolas Offenstadt, cette nomination est « désastreuse ». Stéphane Bern n’a « aucune compétence », c’est un « histrion » qui fait de « l’histoire un terrain d’amusement », il est dans « l’histotainement », il aime « l’ordre et la monarchie », il incarne la « droite identitaire (…) habillée sous un aspect sympathique », il aime les églises et il est « chateaucentré ».

L’enjeu est crucial dit Offenstadt : la mission de Stéphane Bern déterminera ce dont la France doit se souvenir et ce qu’elle est prête à oublier de son passé, ou à mettre de côté. Tout est question de valeurs. Quelle place accordera le « bernisme » par exemple au « patrimoine ouvrier et militant » demande Nicolas Offenstadt?

La charge est rude et elle est à lire sur le site internet de l’Obs.

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