A la une de l’actualité ce matin, un fantôme surgi d’un des plus retentissants faits-divers des années 90.

Octobre 94. Tueurs nés, Natural Born Killers, le film d’Oliver Stone, vient d’apparaître sur les écrans français, virée sanglante et ultra-violente, d’un jeune couple sous l’œil des médias.

Quand soudain, la réalité française semble rattraper la fiction américaine. Le visage de Florence Rey, 19 ans, l’œil tuméfié, regard qui semble défier le photographe de l’identité judiciaire… porte à lui seul le mystère de l’équipée meurtrière menée avec son compagnon Audry Maupin entre la porte de Pantin et le bois de Vincennes.

Près de vingt ans après, voici donc le fantôme du 3ème homme, Abdelhakim Dekhar, dit Toumi, militant de l’ultra-gauche, présenté par plusieurs témoins comme le mentor, le maître à penser de Maupin et soupçonné par les policiers d’avoir fait le guet pour le duo meurtrier. Ce que la justice ne reconnaîtra pas.

Qui est-il vraiment cet homme né en septembre 65 à Algrange en Moselle, et qui a prétendu à son procès faire partie de la sécurité militaire algérienne, chargé d’infiltrer les milieux autonomes ?

Comment expliquer ce soudain passage à l’acte, vingt ans après ?

Les questions se mêlent aux souvenirs ce matin.

Et dans nos souvenirs, il y a aussi cette affiche de « Tueurs nés » retrouvée dans le désordre de la maison de Nanterre où Maupin, Rey et sans doute Toumi ont échafaudé leurs crimes…

Extrait de la bande-annonce de « Tueurs nés ».

La principale attraction du cirque médiatique, disait la bande-annonce de Tueurs-nés.

La principale attraction du cirque médiatique, disait la bande-annonce de Tueurs-nés.

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