1907, le jeune Marcel Proust se cherche encore. Il écrit, noircit, rature, recommence. Pour évoquer ses souvenirs d'enfance dans la maison de Combray, où sa tante Léonie lui servait du pain grillé, des biscottes ?

Ça commence... par du pain grillé. Comme chez vous peut-être en ce moment : du pain grillé trempé dans du thé ou de la tisane. Nous sommes en 1907. Et le jeune Marcel Proust se cherche encore. Il écrit, noircit, rature, recommence, pour évoquer ses souvenirs d'enfance dans la maison de Combray, où sa tante Léonie lui servait... du pain grillé ? Des biscottes ?

Non, des madeleines, une petite madeleine "moulée dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques". Ce sont ces ratures, ces tâtonnements qu'on retrouve dans les manuscrits d'À la Recherche du temps perdu , publiés aujourd'hui par les Éditions des Saint-Pères. Reproduction de trois Moleskines qui nous font pénétrer dans les dédales de l'écriture proustienne. L'épisode du pain grillé était connu. Mais il est fascinant de voir comment cette histoire continue de fasciner, voyez la presse étrangère... Hier les italiens qui titrent sur "la vera Madelien. Una fetta di pane..." ou les anglais qui écrivent que "Proust's madeleine was originally toast" !

Un siècle après cette invention cette madeleine touche à l'universel et même à l'éternel…

Extrait "Une tartine de beurre" d'Anne Sylvestre

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