Un dimanche à L'Elysée. Une heure passée à se faire engueuler.L'homme qui déballe ainsi ses souvenirs n'est pas un subalterne... c'est même l'un des plus hauts magistrats de ce pays. Jean-Marc Sauvé , 1er vice-président du Conseil d'Etat, toujours en poste, raconte - récit stupéfiant et scène sans doute inédite sous la Ve République - il raconte aux journalistes Renaud Dély et Henri Vernet, les suites de la décision du Conseil à l'été 2009 d'annuler l'élection municipale de Corbeil Essonne et de rendre Serge Dassault inéligible.La suite c'est un coup de fil de Claude Guéant en plein week-end. Une convocation au Palais pour le lendemain dimanche. Et un interminable savon présidentiel, où l'on voit Nicolas Sarkozy accuser le magistrat d'être "un militant socialiste comme tous les juges du Conseil d'Etat" et se porter garant de l'honnêteté de Serge Dassault."Quand le président reprenait son souffle, se souvient Jean-Marc Sauvé, c'est Calude Guéant qui prenait la parole pour m'enfoncer un peu plus. C'était très désagréable et sans précédent dans l'histoire du Conseil d'Etat.Le livre de Renaud Dély et Henri Vernet qui fourmille de révélations et de récit de ce genre, s'intitule "Frères ennemis, l'hyperviolence en politique", c'est chez Calmann-Levy.

Extrait : "Tu n'as pas très bon caractère" de Dalida

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