Marcel Proust 1900
Marcel Proust 1900 © radio-france
C’était une dame toute simple veuve d’un chauffeur de taxi. Elle s’est éteinte il y a 30 ans aujourd’hui. Elle faisait, de temps à autre, des fautes de français et pourtant, cette dame disparue à 93 ans, était commandeur des Arts et lettres. Elle s’appelait Celeste Albaret, c’était la gouvernante de Marcel Proust… Pendant les huit dernières années de la vie de l’écrivain elle l’a veillé, sans relâche, entrant quand la sonnette retentissait dans cette chambre tapissée de liège ou Marcel Proust vivait, allongé sur son lit, des livres et des paperoles l’entourant comme une seconde peau. "Ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux", lui disait Proust… Commandeur des Arts et lettres. C’est que Céleste n’est pas pour rien dans _La Recherche du temps perdu_ . Pour les 30 ans de sa mort, on réédite le témoignage de Céleste Albaret, déjà paru il y a 40 ans. Jérôme Garcin et Philippe Sollers en parlent joliment cette semaine dans _Le Nouvel Observateur_ . Les fous rires de Proust devant sa gouvernante, ses sorties nocturnes, sa délicieuse tyrannie, ses manies, sa vie à l’envers. De Proust , Céleste, dit encore : "Il s’est mis hors du temps pour le retrouver". **► ► ► POUR ALLER + LOIN [> Un été avec Proust](http://www.franceinter.fr/emission-un-ete-avec-proust)** **Il y a cent ans, le premier tome de "A la recherche du temps perdu" était publié et allait révolutionner le paysage littéraire mondial.** Rares sont les lecteurs qui osent encore s’abandonner à la prose si particulière de « La Recherche » et aux messages que délivre son auteur, Marcel Proust… L'été dernier fut l'occasion d'explorer les sept tomes de ce roman, à travers ses grandes lignes fondatrices et bien sûr ses plus belles pages, en compagnie chaque semaine, d'un spécialiste, écrivain ou philosophe proustophile. **[> Marcel, Léonard, Paolo... et les autres](http://webdoc.franceinter.fr/Proust/)** **La Recherche du temps perdu est constellée de références à la peinture.** Les maîtres italiens y occupent une place capitale : le luxe et les fastes d'une soirée mondaine chez les Guermantes rappellent l’opulence vénitienne des toiles de Carpaccio et de Véronèse, l'attitude sensuelle et languissante d'Odette de Crécy évoque les belles de Botticelli, tout comme le réalisme de Giotto donne vie à la fidèle Françoise.
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