L'affaire Benalla est-elle un Watergate à la française comme le suggère Jean-Luc Mélenchon ? À ce stade, la seule comparaison qui vaille avec cette affaire qui a fait tomber Richard Nixon, c'est le rôle de la presse

Car à Washington comme à Paris, les deux affaires ont éclaté grâce à la presse. Une presse payante, où les journalistes ont du temps pour enquêter, à l'abri d'éventuelles pressions politiques ou de leurs actionnaires. A Washington, Woodward et Bernstein du Washington Post sortent le Watergate, à Paris Ariane Chemin du Monde lance l'affaire Benalla... Comme Mediapart avait lancé l'affaire Cahuzac ou France Inter l'affaire Baupin.

Et pourtant, en février dernier Jean-Luc Melenchon parlait d'une "haine des médias et de ceux qui les animent juste et saine" et d'un "pouvoir médiatique d’essence complotiste." Lundi, le marcheur Benjamin Griveaux prenait le relais dans Libération en pointant "le naufrage de la presse" et recommandait aux journalistes de "sourcer leurs infos pour qu’on arrête de lire n’importe quoi." En gros, livrez vos sources, asseyez-vous sur l'un des principes essentiel du métier. On se souvient aussi d'élus de droite pendant l'affaire Fillon ouverte par Le Canard. Magie de la presse : Mélenchon, la Macronie, la droite se réconcilient sur son dos.

Un miracle ? Ou bien la preuve qu'elle fait plutôt correctement son travail ?

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