Quartier des Halles à Paris, hier matin.

C’est Raphaël Glucksmann qui raconte sur Facebook.

Hier matin donc, une vieille dame très élégante au regard tendre et triste. Elle distribue de l’argent, des billets de banque à des sans–abris.

Nous entamons une conversation. Elle a perdu sa petite fille dans les attentats.

« Alors depuis une semaine, je partage son héritage avec toutes et tous, pour qu’elle continue à vivre partout dans cette ville qu’elle aimait tant.

Un compte en banque, ce n’est pas très joyeux comme au-delà, vous savez »

Elle ne veut pas être citée, elle ne veut pas témoigner. Elle est magnifique.

Marcher dans Paris nuit et jour, poursuit Glucksmann, parler aux passants, explorer la poésie d’une ville meurtrie et pourtant bien vivante. Mêler nos deuils divers et variés.

Soudain, rencontrer une lumière et aimer.

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