C’est ce que la presse branchée appelle un « retour de hype » :

quand un aliment, un vêtement, une chanson qui incarnait une forme d’horreur esthétique retrouve une nouvelle jeunesse et devient inexplicablement dans l’air du temps.

Exemple : le jean taille haute ou à poches plaquées, les cols roulés en nylon, ces monstruosités qui ont conduit beaucoup d’entre nous en psychanalyse et qu’on retrouve dans les rues, portés avec arrogance par les jeunes.

Contre-exemple du retour de hype : le mocassin à glands qui est lui toujours en attente d’une réévaluation esthétique. Ça va prendre sans doute plus de temps.

Le retour de hype du jour, c’est lui.

Extrait

Gérard Larcher, le patron du Sénat ! « L’insubmersible » titre Le Figaro pour un portrait au très long cours, signé Marion Mourgue. Vous en avez déjà marre du brainstorming, du coworking, du team building, de la start up nation, des petits costumes cintrés du nouveau monde politique ? Et bien Gérard Larcher est « l’homme du moment », « paupières tombantes à la Philippe Noiret » et « bon coup de fourchette », « bonhomme » mais « ferme ».

Gérard Larcher parle à l'ancienne, il parle comme avant: « la récolte de blé est achevée dans le grenier », « on ne vend jamais sur pied », « celui qui donne la météo après la tornade, ce n’est pas moi ». Et enfin : « je ne suis ni destructif, ni constructif ».

Paradoxe de l'époque, la France a semble-t-il voulu devenir moderne il y a quelques mois, mais donne déjà l'impression d'en avoir ras-le-bol. Le terroir prend donc sa revanche, dans ce portrait chaleureux du Grand Timonier du Sénat, à lire dans Le Figaro.

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