Vous avez aimé le bureau ? Alors vous aimerez les taxis !

Et la note de taxi de Mme Agnès Saal, présidente de l’INA, qui a succédé à Matthieu Gallet à ce poste l’an dernier.

Plus de 40.000 € de frais de taxi.

Facture révélée par un courrier anonyme adressé aux administrateurs de l’INA il y a quelques jours puis par Le Figaro ce matin.

40.915 € en 10 mois, dont 7000 € d'abonnement à la compagnie G7 et 6.700 de trajets effectués par son fils, à qui elle avait communiqué son code de réservation et qui s’en est bien servi. Une bêtise, une maladresse, assure-t-elle, qu'elle a aussitôt remboursée.

Reste pour elle-même 27.000 € de course.

Et alors là, soit vous vous dites que le taxi à Paris c'est vraiment hors de prix.

Soit, avec un peu de mauvais esprit et de curiosité face à l’énormité de la somme, vous attrapez d'une main une calculette, de l'autre le tarif des taxis. Voyons… à 1€29 le km en tarif B pour la nuit à Paris et le jour en banlieue où se trouve le siège de l'INA, augmenté du temps d’attente en tarif horaire quand le taxi poireaute au feu rouge ou dans un bouchon… ça va chercher –à la louche hein- dans les 15.000 km parcourus... soit un Paris-Katmandou et retour.

Mais si vous restez à Paris, sachant que la circulation s'écoule à une vitesse moyenne de 15 km par heure, cela vous fait environ un millier d'heures de taxis. C’est-à-dire que la dame qui s’occupe de nos archives audiovisuelles aurait passé en 10 mois l’équivalent de 42 jours et 42 nuits, enfermée dans un taxi… à écouter RMC.

Et cela en dehors des heures de bureau puisque la pédégère dispose par ailleurs d’une voiture de fonction et d’un chauffeur.

Etonnant, non ?

Extrait de « taxi poète ».

C’était Patrick Timsit après ce petit exercice d’arithmétique appliqué à la gestion des entreprises publiques.

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