Non ce n'est pas une question Ardisson.

L'infiltration pour mener une enquête est-elle justifiable ?
L'infiltration pour mener une enquête est-elle justifiable ? © Getty / Yaorusheng

C'est un vieux débat journalistique sur les méthodes d’enquête à base de caméras cachées et d'infiltration, qui vient de recevoir une réponse judiciaire.

En 2011, la journaliste Claire Checcaglini prend sa carte au Front national et milite sous un nom d'emprunt. Pendant 8 mois, elle va participer à la vie de la fédération des Hauts-de-Seine, assister aux réunions, aux discussions entre militants. Et elle tire un livre accablant "Bienvenue au Front", qui décrit une dédiabolisation de façade, et un racisme omniprésent.

Claire Checcaglini s'en était expliqué sur France Inter au micro d'Hélène Jouan, on écoute un extrait.

Florian Philippot lui répondait sur LCP.

Hier, quatre ans après, la justice a définitivement enterré toutes les poursuites engagées par le Front National et donné raison à la journaliste infiltrée. L'arrêt de la Cour de Cassation rapporté par l'AFP souligne que "les agissements dénoncés se sont inscrits dans le cadre d'une enquête sérieuse destinée à nourrir un débat d'intérêt général sur le fonctionnement d'un mouvement politique".

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