Le Luxembourg sur le chemin du paradis. C’est un aveu de taille que prononce Jean-Claude Juncker dans les colonnes du Monde à paraître cet après-midi.

Jusqu’ici le nouveau président de la commission européenne, premier ministre du Luxembourg pendant 18 ans… refusait de reconnaître qu’il avait fait de son pays un paradis fiscal.

On se souvient de la façon dont il s’était énervé en 2008 sur France 2 face aux questions de David Pujadas…

Extrait : « La France aussi connaît des niches fiscales. La France n’est pas plus exemplaire en matière de moralité financière que le Luxembourg »

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Il y a dix jours, face aux révélations de la presse sur les accords passés avec des multinationales qui ont permis au Luxembourg de priver ses voisins européens de milliards d’euros de recettes fiscales, Jean-Claude Juncker avait admis qu’il y avait bien un problème de justice et de morale, mais qu’il n’était pas l’architecte de ce système.

Aujourd’hui il assume : « Nous n’avions pas le choix, dit Juncker. Quand le secteur de l’acier s’est effondré, il a fallu diversifier notre économie. C’est comme ça que les banques ont pris de l’importance, et que nous sommes devenus très dépendants de ce secteur ».

Juncker emploie plusieurs fois ce mot : dépendance. Comme pour un drogué. Comme si le Luxembourg paradis fiscal était aussi un paradis artificiel.

Extraits de « Polka Luxembourg » par Line Renaud et de « bonjour les amis » par la marche des amis de Radio Luxembourg.

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