Surtout ne pas laisser parler les murs.

La nouvelle façade du Bataclan
La nouvelle façade du Bataclan © Maxppp / Ian Langsdon

Les murs du Bataclan, offerts à la vue de tous depuis hier après des mois de travaux. A 3 semaines de la réouverture officielle et d'un premier concert, celui de Pete Doherty, dévoilement saisissant : on a retiré la palissade et les bâches qui masquaient le bâtiment du 50 boulevard Voltaire et sa façade désormais rénovée, refaite à l'identique, c'est-à-dire colorée et joyeuse. On a juste ajouté sur le fronton de la salle les 8 lettres rouges de Bataclan, des lettres qui dansent comme sur une portée musicale.

Bref, tout est normal.

Et pourtant non. Hier soir, sur le trottoir, les passants qui découvraient ou redécouvraient le lieu s'arrêtaient net devant les barrières métalliques. Fascinés, pétrifiés, happés en tous cas par le souvenir du 13 novembre, de ses 90 morts et ses centaines de blessés.

Les lieux du drame pourront-ils à nouveau être ceux du divertissement ? Impossible de ne pas se poser la question.

De quoi vont nous parler les murs du Bataclan ? Des morts d'une soirée tragique ou de la musique qui baigne l'endroit depuis des décennies ?

Je n'ai pas de réponse. Mais écoutons plutôt, un extrait du final de l'Opérette, de la chinoiserie de Jacques Offenbach : "Bataclan", qui a donné son nom à la salle de spectacle

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