Des hommes et des femmes comme vous et moi, renvoyés à l'état de nature, divisés en deux équipes.

Ils n’ont rien ou presque, ils devront se battre pour survivre. Les plus faibles seront impitoyablement éliminés. Ils sont seuls au monde, perdus sur une île au milieu de l’océan.

Extrait

Bienvenue à Koh-Lanta mais aussi dans « L’Île de la tentation », dans « The Island : seuls au monde », bref dans toutes les émissions de téléréalité qui se passent sur un île. « Insulaires de rien » est le titre d’un article publié ce matin dans Libération, pour le numéro annuel du quotidien entièrement rédigé par des géographes.

Quelle image de l’insularité ces émissions renvoient-elles ? Eh bien c’est la vieille tradition de la robinsonnade, nous dit la géographe Marie Redon, la nature est nécessairement hostile, l’habitat, s’il existe, rudimentaire et sous-développé. C’est le spectacle d’un exotisme franchisé puisque ces émissions sont diffusées, sous une forme ou une autre, dans de nombreux pays au monde.

Mais quand on passe côté cuisine, les choses deviennent plus ambiguës. Dans l’émission « Adam recherche Eve », tournée en Polynésie française, pour que l’homme et la femme puissent batifoler, il a fallu mener une démoustification massive, une dé-zin-sectisation de grande ampleur, car les candidats étaient à poil et donc des cibles rêvées pour ces sales bêtes.

L’article est drôle et bien informé, sur l’idéologie de l’exotisme et de l’insularité télé, c’est à lire dans Libération ce matin.

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