30 septembre 2013, c’est le jour où Apollinaire entre dans le domaine public.

Oui, Guillaume Apollinaire, mort à 38 ans, deux jours avant l’armistice de 1918. Et comme le souligne Libération dans une tribune ce matin, si autant d’eau a coulé sous le pont Mirabeau depuis sa disparition, c’est à cause de la complexité des règles françaises de la propriété intellectuelle.

Normalement, un auteur passe dans le domaine public 70 ans après sa mort. Mais comme Apollinaire a été reconnu « mort pour la France », soit un bonus de 30 ans, que l’exploitation de ses œuvres traverse les deux guerres mondiales, 14 ans… et que la prorogation du copyright s’applique à l’ancienne protection qui n’était que de 50 ans, cela fait un total de 94 ans et 272 jours.

Depuis quelques heures donc, Gallimard, qui était détenteur des droits, a perdu son monopole.

Et ce sont les mêmes règles qui font que Saint-Exupéry, dont l’œuvre représente une mine d’or pour ses héritiers ne tombera dans le domaine public qu’au printemps 2033.

D’ici là redécouvrons Apollinaire… poète d’aujourd’hui qui dans son recueil Alcools a évoqué les Roms… enfin, à l’époque, on disait les tziganes.

Extrait « Les cloches et la tzigane »

« Les cloches et la tzigane », poème d’Apollinaire, mis en musique par Léo Ferré et chanté par Juliette Gréco.

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