D’après Le Monde , Bercy s’intéresse à Thomas Thévenoud. Quand j’ai lu ça, je me suis dit : « Bercy s'intéresse à Thévenoud ? Je ne savais pas qu’il se mettait à la chanson ? ». Mais après tout, il doit être crédible pour faire des reprises de Florent Pagny, « Vous n’aurez pas ma liberté de penser! ».

Et puis en fait non, c’est l’autre Bercy, pas celui où l’on chante, non, celui où l’on fait chanter, qui porte plainte pour fraude fiscale!

Première réaction de Thomas : « c’est de l’acharnement » ! Alors, je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée d’avoir la même ligne de défense que Patrick Balkany. Mais bon, s’il le ressent comme ça, surtout que si c’est le cas, Bercy s’acharne sur un homme malade : il souffre de phobie administrative, il s’agit donc même d’acharnement thérapeutique.

En tout cas, une chose est certaine : le fonctionnaire qui, aux ministères des Finances, s’occupe de son dossier, lui ne souffre pas de phobie administrative, il n’a pas l’intention de le mettre sur un coin de table et de ne plus y toucher pendant deux années, exactement ce qu’avait fait Thévenoud avec ses déclarations de revenus de 2012 et 2013. La distraction de cet homme...

Thomas Thévenoud
Thomas Thévenoud © Christophe Morin / IP3 / Christophe Morin / IP3

Cela dit, Thévenoud a régularisé son dossier, il le dit lui-même : « je ne doit plus un centime à l'administration fiscale depuis septembre dernier ». D’où son incompréhension d’être traîné devant les tribunaux !

Là encore, c’est idiot comme argument, Xavier Dupond de Ligones n’a plus tué depuis avril 2011, mais si on le retrouve, on risque fort de le juger quand même. Xavier Dupond de Ligones, ce phobique du regroupement familial !

Bon, quand je compare Thomas Thévenoud à un tueur compulsif, c’est toutes proportions gardées, bien sûr. J’ajoute ce « toutes proportions gardées » pour éviter qu’on porte plainte contre moi, moi qui n’ai plus fait de vannes déplacées depuis juin 2015 !

Quant à Thévenoud, il ne compte pas se laisser faire, il veut aller porter plainte à la Cour Européenne des Droits de l'Homme. J'espère qu'il n'a pas la phobie des files d'attentes, parce que là-bas, il risque de patienter pas mal derrière des Nigérians, des Ougandais, des Yéménites…

En tout cas, cette année, quand je vais faire ma bougie Amnesty International, je penserai fort à lui.

Il compte se battre sur base du principe « non bis in idem », c’est du latin, « pas deux fois dans le même » - qui n'est pas le titre d'un film de Marc Dorcel. Cela signifie qu'on ne peut pas être poursuivi deux fois pour les mêmes faits.

C'est un principe que j'ai commencé à invoquer chez moi aussi, à partir de la deuxième fois où j'ai oublié l'anniversaire de notre rencontre avec ma compagne, hop : « Non bis in idem », arrête de faire la tronche.

En tout cas, je lui souhaite beaucoup de succès, et si malgré tout il ne s’en sort pas, il pourra toujours se présenter aux prochaines élections à la FIFA, la Fédération Internationale des Fraudeurs Administratifs !

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