Mesdames Messieurs, si nous sommes réunis ce matin, c’est pour honorer la mémoire d’un grand homme : Martin Bouygues. Il nous quitte quelques jours après que sur sa chaine soit diffusée la nouvelle chanson des Enfoirés.

En entendant « Toute la vie » il a choisi de mettre fin à la sienne. Tous ses amis sont là : Nicolas Sarkozy, que nous ne remercierons jamais assez de s’être s’occupé de l’organisation de cette cérémonie -comme demandé, nous réglerons la facture à Bygmalion ; Arnaud Lagardère est là également -d’ailleurs, si Jade pouvait mettre une écharpe pour recouvrir ce décolleté...

Avant d'entamer cette oraison funèbre, je voudrais rappeler le slogan de l'entreprise Bouygues: "Construire notre avenir, c’est notre plus belle aventure". Et bien l'aventure s'arrête ici pour toi, Martin, dans ce beau mausolée construit par Bouygues, je suppose... Ah, non, on me dit qu'ils ont refusé le devis car la marge bénéficiaire était beaucoup moins importante que pour la construction de la mosquée Hassan II ! En tout cas, ce cercueil, on peut le dire, c’est vraiment une BBox ! Attendez, on me dit autre chose dans l'oreillette ! Une info LCI !

Quoi ? Il va bien, il est ressuscité ! C’est la fête, alléluia ! Jade, fais péter le décolleté ! Nico, dit à Bygmalion qu’on va fêter en mode campagne électorale 2012 !

Le Christ est revenu, 2015 ans après. Mais oui, il y avait des similitudes : comme le premier, son père était entrepreneur. Bon, ça fonctionnait moins bien pour le charpentier Joseph que pour le père Francis, mais tout de même !

Voilà à peu près comment s’est passée la journée de samedi ! D’ailleurs, heureusement que c'est arrivé un week-end, le cours de l'action Bouygues ne s'en est pas ressenti.

Evidemment, personne ne s’y attendait ! Le décès du patron de Bouygues, si cela avait été le patron de France Télécom, on aurait immédiatement pensé au suicide ! Tradition de son entreprise.

En tout cas, j’aurais bien aimé être à sa place quand sur son téléphone portable. Enfin pour peu que ça capte, je ne vous dis pas chez quel opérateur il est…

Bref, j’aurais bien aimé être à sa place quand il a reçu l’info de sa propre mort : Ah bon, je suis mort ? Mais qu’est-ce qu’il m’est arrivé exactement ?

Martin Bouygues en 2014, sur le plateau de TF1
Martin Bouygues en 2014, sur le plateau de TF1 © IBO/SIPA

De même, la surprise à la rédaction d’LCI, bim, on reçoit l’info, on annonce le décès. Sauf que là, à un moment, il s’est déroulé, dans la rédaction d’LCI, un truc fou. Ils ont? dans un excès de déontologie venu du diable vauvert, ils ont vérifié l’information. Et c’était pas trop compliqué puisqu’il suffisait d’appeler le patron. Bim, il répond « oui moi tout va bien, mais vous, j’en connais qui vont finir sur LCP ! ».

Déprimée, la rédaction s’affole, on enlève le bandeau « info exclusive qui passe depuis 15 minutes », on rappelle Jack Lang pour lui dire qu’il ne doit pas venir rendre hommage, et on démaquille sa dernière compagne, Jeannette Bougrab venu témoignée sur le plateau !

En fait, la boulette vient d’un maire d’une commune voisine qui a dit à l’AFP que oui, Martin était mort. Mais pas le bon… Ca, comme dit l’expression, y a plus d’un âne qui s’appelle Martin !

L’AFP s’empresse d’un faire une dépêche, et voilà l’Agence France Presse qui entre dans la cours des grands, on parle déjà du rachat par l’AFP du Gorafi. Et justement, je terminerai par une pensée philosophique : « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une ! ». C’est de Confucius ou de Jean-Pierre Chevènement, je ne sais plus, mais c’est beau !

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.