Si on avait dit à Alex qu'un jour il ferait une chronique face au spécialiste des vaccins, président du comité de pilotage des maladies diarrhéiques...

L'occasion rêvée de refourguer toutes ses blagues scatophiles.

Bonjour Patrick, bonjour à tous…

Alors, ce matin, je comptais vous donner ma bonne résolution de l’année…

Et puis je me suis dit, parlons politique, c’est la rentrée, en plus une année difficile pour les militants PS de gauche qui vont devoir s’enthousiasmer pour Benoit Hamon.

S’enthousiasmer pour Benoit Hamon, c’est tout un concept et d’ailleurs, on le voit en interview, même Benoit Hamon éprouve les pires difficultés à s’enthousiasmer pour Benoit Hamon. Bon, ça changera peut-être quand Guy Bedos va reprendre son comité de soutien !

Et puis je me suis dit, vu l’invité qu’on avait, je me devais de traiter le sujet, c’est classe de parler de Science dans les média et surtout, ça fait du bien dans les médias de voir un autre médecin que Michel Cymes.

Enfin, ça fait dans les médias de voir un médecin. Il est ORL, Michel Cymes. ORL en médecine, c’est l’équivalent de gardien de but en foot, on pourrait demander à un autre joueur de le faire. L’inverse n’étant pas vrai. On salue tous les ORL qui nous écoutent qui sont en train de se dire « est-ce que j’ai bien entendu ? » Ce qui reste la question la plus amusante que peut vous poser un ORL.

Bon, je m’égare, Monsieur Sansonnetti, vous veniez parler des vaccins, et faire la promo de votre livre.

Vous qui avez été, c’est noté dans la doc, à l’OMS, président du Comité de pilotage sur le développement des vaccins contre les maladies diarrhéiques ; Et je vais être honnête avec vous, si on m’avait dit qu’un matin, je serais face au « président du Comité de pilotage sur le développement des vaccins contre les maladies diarrhéiques », moi qui ne suis qu’un modeste utilisateur d’Imodium ! Bon petit déjeuner si vous êtes à table…

Non, mais, j’ai déjà appris une chose grâce à vous, « diarrhéiques », je ne savais pas que c’était un adjectif. D’ailleurs, je me demandais bien, à part après « Maladie », on l’accole à quel nom ??? On peut dire « un livre diarrhéique » s’il est mauvais ? Peut-on dire que le Titanic fut diarrhéique, puisqu’il coulait lui-aussi ? On peut dire « une cuisine diarrhéique », ou préférera-t-on dire « veuillez m’excuser j’ai mangé indien »…

Bref, voilà, je vous ai refilé l’entièreté de mes blagues scatophiles…

Revenons à vous et votre livre, qu’on peut lire où on le souhaite… Votre livre, Vaccins, pourquoi ils sont indispensables, chez Odile Jacob, 224 pages, avec une préface de Roselyne Bachelot qui offre d’ailleurs 5 vaccins périmés à l’achat d’un ouvrage.

Le vaccin qui a plus de 200 ans mais qui ne convainc pas tous les français.

Et pourtant, il est rentré dans le vocabulaire courant, par exemple à la question : « Tiens, tu m’accompagnes à Roubaix ? », il n’est pas rare de répondre « désolé, j’ai pas tous mes vaccins ».

Et même les maladies qu’il soigne sont devenues désuètes, le tétanos ! C’est + un vaccin qu’une maladie. Pour preuve, à Pyramide quand vous devez faire deviner le mot vaccin, vous dites « en une brique »

SON

Tétanos, votre partenaire répond « vaccin ». Et c’est gagné, vous vous prenez pour Laurent Broomhead !

Et même la coqueluche, plus personne n’imagine que c’était une maladie. D’ailleurs Patrick quand on dit de vous « Cohen, c’est la coqueluche de la matinale », personne ne pense à la maladie, à part Augustin qui rêve de la tranche 7/10 !

Mais voilà, l’idée même du vaccin reste pour le commun des mortels un mystère puisqu’en simplifiant : on vous injecte la maladie, pour mieux l’éradiquer après. Exactement ce que Manuel Valls a fait avec le 49, 3. Il nous a vacciné contre cette horrible méthode, et nous, on le critique, alors que c’est le Pasteur de la démocratie !

Et si la défiance des français tenait plus de l’obligation en tant que telle plutôt que de la vaccination en soi ??? Ah…voilà, c’est la première chose intelligente que je dis dans cette chronique. C’est bête parce que c’est la fin…

Au cas où vous vouliez savoir Patrick, ma bonne résolution, c’est d’arrêter les digressions, en 2017, j’aimerais aller plus vite à l’essentiel ! Ben, « bonne année » !

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