Comme Alex est de ceux qui peuvent partir chez le libraire pour acheter et Télérama et France Football et en fait, revenir avec leur enfant commun, SoFoot ! il s'intéresse aujourd'hui aux compétitions sportives qui ont lieu, même sans public.

Il y a deux semaines sur cette antenne se déroulait une journée spéciale Culture ! Nous déplorions l’annulation des festivals, la fermeture des théâtres, le report de la tournée de Yannick Noah… Bref l’antenne était dédiée à une cause noble qui allait manquer aux auditeurs d’Inter.

Alors aujourd’hui, je voudrais défendre un autre milieu dont l’auditeur d’Inter se cogne, c’est le sport ! 

Le sport aussi aimerait enfourcher le tigre !!!

Je sais Daniel que vous aimez le sport, même si votre corps à la pudeur de ne pas en témoigner de manière excessive ! Mais je ne parle pas du sport de Monsieur tout le monde, je parle du sport-spectacle !

Car oui, je fais partie de ces gens, on n’est pas beaucoup, qui apprécions une phrase d’Anton Tchekov comme une frappe de Hristo Stoickhov, qui aimons Le Bûcher des Vanités et la Coupe Davis, qui aimons La Grande Bouffe autant que la Grande Boucle !

De ceux qui peuvent partir chez le libraire pour acheter et Télérama et France Football et en fait, revenir avec leur enfant commun, SoFoot !

Bref on existe, nous, les beaufs de gauche… Les bo-beaufs disons ! Et ce week-end c’était le tout début de notre déconfinement.

Daniel, est-ce que vous connaissez cette célèbre phrase de Gary Lineker : "Le football est un sport qui se pratique à onze contre onze, et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent."

Et bien, avec la crise actuelle on peut réécrire cette phrase et en faire : "Le football est un sport qui se pratique à onze contre onze, et à la fin, y a que les allemand qui jouent."

Car, samedi j’ai regardé, la reprise du seul championnat en Europe, j’ai regardé Dortmund/Schalke… Quel plaisir de regarder un match de foot, sans en connaître le résultat !

Alors évidemment le huis clos a rendu la chose extrêmement bizarre

C’est la première fois que dans un stade de première division, il y a une ambiance aussi feutrée qu'au Théâtre de la Colline. D’ailleurs, j’adorerais qu’un jour on assiste à l’inverse : que lors d’une représentation d’Antigone, tout le public lui chante 

«You’ll never walk alone 

Ce silence dans le stade nous a permis d’entendre les joueurs s’adresser les uns aux autres, et le grand gagnant fut le français Todibo qui conseilla dans la langue de Molière au norvégien Haaland, comment le dire poliment ? Il lui conseilla d’aller découvrir le kamasutra avec sa grand-mère.

Evidemment c’était pas ma plus belle après_midi de sport, mais c’est un début… Aussi enthousiasmant qu’inquiétant, si le sport doit subir les mêmes adaptations que la culture… ???

Il a été demandé aux artistes de se produire dans les écoles, va-t-on demander aux joueurs de curling de venir prester dans les gares – avec un peu de gel hydro-alcoolique sur la brosse, vas-y que ça va te désinfecter le sol !

De même, les mises en scène de certaines pièces doivent être réorganisées pour que les acteurs se touchent moins. D’accord, mais si c’est ça on est pas près de revoir un match de rugby ! 

Et comment imaginer le Tour de France si les déplacements sont limités à 100 km du domicile. « Attention, attaque de Pinot, il est parti ! Pinot est sur le gros braquet, et… Pinot qui descend du vélo ? Ah oui… en effet, il habite en Haute-Saône, il ne peut pas aller plus au nord qu’Epigny-sur-Moselle. Ohlala !!! »

Tout ça sans parler du public qui comme dans les théâtres devra respecter les gestes barrières

Vous imaginez des stades remplit à un tiers, à part l’AS Monaco qui vraisemblablement s’entraîne depuis 40 ans à jouer dans ses conditions, personne ne se le souhaite.

Certains sportifs l’ont même dit : à quoi ça sert qu’on preste si le public n’est là… Bon, moi je n'ai pas la réponse, mais j’imagine qu’à Europe 1, ils ont des idées pour arriver à se motiver dans ces circonstances !

Alors, je suppose bien que certains sports, plus Covid-friendly recommenceront avant d’autres, mais lesquels ? Il y a cette théorie intéressante qui dit que le saut à la perche a été inventé pour permettre de pratiquer le saut en hauteur en respectant les gestes barrières lors de la pandémie de grippe espagnole. Moi j’y crois ! Sinon je ne vois vraiment pas d’explication valable à l’invention de cette discipline. Mais même du saut à la perche pratiqué par des minimes au Liechtenstein, je regarderais pour vivre le plaisir de la merveilleuse incertitude du sport !

D’ailleurs, dans cet été sans JO, la phrase de Pierre de Coubertin prend absolument tout son sens, l’important sera déjà de participer.

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