Le 4 juillet, c’est le fameux Independence Day... Charles Nouveau souhaite un joyeux anniversaire aux Etats-Unis.

Françaises, Français, bonjour.

Vous vous rappelez comment hier j’ai souhaité bonne chance à Stanislas Wawrinka pour Wimbledon ? Bah 8 heures plus tard il a perdu. Je vous préviens, le prochain qui me colle dans le métro sans avoir mis du déodorant, c’est pas impossible je lui souhaite bonne chance pour sa prochaine visite médicale.

Mais plutôt que de souligner mon omnipotence, je vous propose de nous intéresser un peu plus à la date du jour puisque nous sommes le 4 juillet. Et qui dit 4 juillet dit forcément :

« Happy biiiirthday Ameeeericaaaa… Happy birthday to you. »

Séquence imitation déjà parce que c’est pas tous les jours l’anniversaire des Etats-Unis. Ensuite parce que je trouve que Laurent Gerra a trop la confiance. Et enfin parce que Marilyn Monroe est pour moi un modèle de lifestyle. Je sais pas si vous vous êtes déjà tenu debout, en robe, au dessus d’une bouche d’aération du métro… pas très agréable en période caniculaire mais ça fait des likes sur Instagram.

Le 4 juillet c’est le fameux Independence Day. Qui est donc plus qu’un film où le prince de Belair sauve la planète d’une invasion extra-terrestre. Un jour symbolique qui marque leur indépendance de l’Empire britannique. Et quelque part le début d’une relation privilégiée entre la France et les Etats-Unis, puisqu’on les avait aidé dans la démarche.

Oui : « On ».

Personnellement je m’en rappelle pas, j’étais trop petit, mais c’est comme ça quand ton pays a fait un truc à priori louable t’utilises le pronom personnel « on ».

« ON est champions du monde », alors que deux ans plus tôt « les Bleus » ont perdu l’Euro.

La France a aidé les USA à naître, telle une sage-femme hexagonale. Un argument qui a certainement pesé dans l’implication américaine lors des guerres mondiales. Mais insuffisant pour motiver beaucoup de jeunes GI à l’époque. À qui on a vendu la France comme une terre d’opportunités sexuelles.

En 45, un journaliste du magazine Life écrivait "La France est un gigantesque bordel, habité par 40 millions d'hédonistes qui passent leur temps à manger, boire et faire l'amour." Et c’est clair qu’une guerre mondiale, ça donne tout de suite plus envie quand on te la décrit comme un séjour Erasmus.

75 ans après, le portrait robot que les Américains font des Français c’est qu’on est des gens sales, lâches, obsédés sexuels et fumeurs. Description à laquelle je ne m’identifie aucunement puisque je ne fume pas. En retour nous on est persuadés qu’eux sont tous obèses et incultes mais l’amitié franco-américaine perdure. On s’aime tellement que nos présidents s’aident même à dégager les pellicules qui traînent sur leurs costumes.

Et ne pas avoir de pellicules, c’est super important pour bien jouer au foot. C’est Antoine Griezmann qui me l’a dit. À peu près toutes les 13 minutes quand j’allume la TV. Certainement le secret des Américaines qui enchaînent les victoires en coupe du monde de foot et se sont qualifiées mardi pour la finale, à Lyon, en battant… l’Angleterre.

L’attaquante Alex Morgan, promue Captain pour l’occasion, fêtait elle son anniversaire le jour même, et a célébré son but en mimant boire une tasse de thé le petit doigt levé. Une métaphore subtile pour critiquer l’ancien colonisateur Anglais ou alors juste de quoi illustrer comment le monde entier voit Américains et Français. À savoir deux peuples très arrogants. Voilà peut-être pourquoi on s’aime autant.

Quant à moi je vous souhaite un bel été et vous dit au revoir puisque Daniel Morin m’attend au Club Med.

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