Qui n’aimerait pas être dans la grande salle du Palais des Festivals et gagner à Cannes ? Moi je fais pas de cinéma, mais même sans en faire, juste gagner n’importe quel prix. Imaginons qu'ils inventent la catégorie meilleur chronique humoristique du matin...

Françaises, Français, bonjour.

Aujourd’hui Emmanuel Macron fête les 2 ans de son investiture à l’Elysée.

Parmi ses promesses de campagne, l’allègement du service public.
Et aujourd’hui on subit véritablement les conséquences dramatiques de cette politique.
Puisque, tenez vous bien : Y A PLUS DE CROISSANTS LE MATIN À FRANCE INTER.

C’est un scandale. Moi à la base je venais à moitié pour ça.

C’est soit le gouvernement, soit le lobby des sans-gluten qui devient trop puissant à Radio France.

Mais dans les deux cas faut faire quelque chose. 

Mais puisque nous sommes au mois de mai, c’est évidemment l’heure des prix culturels et des festivals. Hier Alex Vizorek présentait les Molières,

Ce soir Edouard Baer donne le coup d’envoi du Festival de Cannes.

Et le festival de Cannes, ça fait rêver n’importe qui. 

J’ai eu le bonheur de jouer mon spectacle dans une des salles utilisées pour les projections au festival. Bon, vu la taille de la salle, à mon avis c’était pas pour Pulp Fiction, mais plutôt pour le quota annuel de films hongrois sur l’inceste.

Mais qui n’aimerait pas être dans la grande salle du Palais des Festivals et gagner à Cannes?
Moi je fais pas de cinéma, mais même sans en faire, juste gagner n’importe quel prix.
Imaginons ils inventent la catégorie meilleur chronique humoristique du matin.
Almodovar tient l’enveloppe et fait:
[son Almodovar Cannes Prix Charles]

Et là je me lève. Incrédule.
Je slalome entre les fauteuils et les poignées de mains pour atteindre la scène.

M’arrêtant uniquement à la hauteur de Guillermo Guiz pour une étreinte faussement amicale où j’en profite pour lécher les larmes qui coulent sur sa joue.

Et puis j’apparais sur scène.
Robe Christian Dior, rouge à lèvres matte. Classe. Meryl Streep. Cheveux blancs, et tout.

J’arrache mon prix des mains de Pedro et une fois dans la lumière :

Oh my god. Thank you. Thank you so much.
Oh mon dieu, merci. Merci beaucoup.
I’m speechless. Je n’ai pas les mots.
I’d like to thank my Inter France colleagues. Merci à mes collègues de France Inter.
Elise Amchin and Lucy Marketman, who check that I didn’t fall asleep on the way to the studio.
Elise Amchin et Lucie Lemarchand, sans qui je serais encore endormi à cette heure-ci.

Anthony Baker, who I never go get a coffee with because I want to go back to sleep.
Anthony Bellanger, avec qui je n’accepte jamais de prendre un café après l’émission pour pouvoir aller dormir à la place. 

Daniel Deadin, who will be back tomorrow if his butt implants scar well.
Daniel Morin, qui reviendra demain si ses implants fessiers cicatrisent correctement.

Mathilda Munnoz, who’s doing 25 different things while I do this segment. Mathilde Munos, qui est en train de faire 25 choses différentes au moment où je vous parle.

And also the political and economical correspondants, Mais aussi les chroniqueurs économique et politiques de l’émission

Whose names I forgot because they change everyday. Dont j’ai oubliés les noms parce qu’ils changent tous les jours.

Thank you all so much. Merci à tous.
Thank you Inter France. Merci France Inter.
And wait, I don’t know if I can say this right:
Et attendez, je ne sais pas si je peux le dire correctement :

Vive la France.
Et s’il-vous-plaît faites quelque chose pour les croissants. 

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