Actuellement bloqué à Paris, Charles Nouveau a décidé d'aller au cinéma voir un petit film de niche au budget modeste : Star Wars, l'ascension de Skywalker, Ciel Marcheur. Contrairement à ce que le titre peut laisser penser, ce n'est pas la marche d'un printanier week-end de quatre jours d'un jeune Amérindien.

"Je décide dans la journée d’hier que pour satisfaire mon envie de dopamine et d’alimentation équilibrée, je devrais aller au cinéma. 

Et vous ne le savez peut-être pas, Ali Baddou, mais moi je suis spécialiste du cinéma de niche.

Raison pour laquelle je suis allé voir un film indépendant à petit budget.

Rise of Skywalker, en Anglais.

L’Ascension de Skywalker, en Français de France.

L’Ascension de Cielmarcheur, en Français du Québec.

Ce n’est pas l’histoire du printanier weekend de 4 jours d’un jeune amérindien mais évidemment le dernier Star Wars.

Avec dès les premières secondes, un générique qui claque.

Mais que j’ai trouvé beaucoup moins enthousiasmant ce matin à 5 heures en sonnerie de réveil.

Parce que la musique de Star Wars, c’est un peu comme une blague de Jean-Marie Bigard.
Ca plaît pas autant dans tous les contextes.

Mais dans le confort feutré d’un fauteuil de cinéma ça passe bien.

En plus juste avant, pendant les pubs, y avait une espèce de mini comédie musicale célébrant la simplicité et la jovialité d’une expérience à La Poste.
Donc avant même le début du film on était déjà dans l’ambiance « science fiction fantaisiste ».

Et j’étais très sincèrement heureux de m’être rendu dans ce lieu où le prix du maïs soufflé est pourtant indexé au marché du diamant.

Cela dit au moins les popcorns on me les vend au même prix que tout le monde.

Contrairement aux places.

Vous voyez de quoi je parle, Ali Baddou, vous et moi on est dans la même catégorie tarifaire.
Je crois que la SNCF appelle ça les 26-59.

Et de manière générale, tout ce qui est abonnements, avantages, réductions:
les 26-59, on peut aller se faire foutre.

Mais j’ai payé et en échange, j’ai le droit de choisir ma place.

Comme beaucoup j’aime pas être juste devant l’écran.
Alors j’essaie de prendre une place bien derrière.

Mais j’ai réussi à mal interpréter le sens de la petite image.

Parce que j’ai vaguement l’air d’avoir du vocabulaire par moments, mais ça ne m’empêche pas par ailleurs d’être un peu con.

J’étais donc à deux rangées de l’écran géant.

À chaque changement de plan j’avais l’air d’un spectateur à Roland Garros.

Je savais pertinemment que d’ici deux heures j’aurai un torticolis et un glaucome mais ça m’a pas empêché pas de passer un bon moment.
Et ce malgré la faiblesse évidente du scénario que j’ai constatée en lisant un article après la séance... "

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