Parlons donc de football...

Ca y est, le 25 décembre c’est fini.

Enfin je crois que techniquement c’est encore le 25 dans certaines parties du globe et qu’au fond ce ne sera vraiment fini qu’en février, lorsque vous aurez jeté tous les restes de bûche que pour l’instant vous pensez encore que vous allez manger dans la semaine.

Mais on peut enfin recommencer à aborder les sujets sérieux qui caractérisent cette antenne de grande tradition journalistique.

Dire que hier j’entendais des chroniqueurs s’abaisser à faire des chroniques sur le Père Noël…
Affligeant.

Abordons plutôt les grandes questions de ce monde.

Les enjeux d’envergure internationale,

Parlons donc de football.

Ou plutôt de ce qu’il se passe dans sa périphérie, parce que parfois la périphérie c’est plus intéressant que ce qu’il y a au centre. Comme un kinder surprise quand on n’a plus 7 ans, ou un donut quand on n’est pas diabétique.

Cette semaine Vanessa Descouraux de France Inter nous signalait que pas plus tard que  dimanche, juste avant que la frénésie de Noël ne nous gagne, une vingtaine de sociétés des journalistes ont signé un appel appelant le Paris Saint Germain à laisser travailler les journalistes de L’Equipe normalement.

(L’Equipe le journal, hein. Aux dernières nouvelles Cavani n’a toujours pas de carte de presse.)

Ce week-end au stade une banderole de supporters décrivait la situation : « L’Equipe blacklisté ».
Comme par exemple lors de leur dernier match de ligue des champions à Belgrade, où leur journaliste avait le droit d’assister à la conférence de presse mais pas de poser des questions.

Et si à la limite tolérer la présence de certaines personnes sans pour autant leur adresser la parole, c’est complètement dans l’esprit des fêtes de Noël, ça va plus loin par moments puisque les journalistes de L’Equipe ont été carrément été interdits à plusieurs reprises de conférence de presse.

Je suis suis pas un expert: mais je veux bien croire que ça complique passablement le travail de journaliste.

Quoique c’est pas comme si en conférence de presse tu trouvais systématiquement du contenu de qualité.
« Flash spécial: un footballeur professionnel déclare qu’en football tout peut arriver, et qu’il faut prendre: match après match. »

En même temps faut les comprendre, eux n’ont pas la chance d’être payés pour raconter des conneries. (Une vocation qui d’après mes entraîneurs juniors n’est pas la seule raison pour laquelle je ne joue pas au PSG)

Mais c’est vrai les joueurs sont tellement bridés, les pauvres.

Cela-dit « pauvres » c’est peut-être pas le plus approprié des adjectifs pour parler d’eux quand on voit ce que dépense le PSG en salaires.

Et c’est une partie du problème.

Entre ça et les montants records de leurs transferts, le PSG dépense plus que ce qu’il ne ne génère. Ce qui dans un premier temps n’est pas un problème pour le club, vu que derrière ses propriétaires qataris y a pas un budget: mais un PIB.
Mais: ça va à l’encontre des règles de l’UEFA sur le fairplay financier.

Du coup L’Equipe a sorti un article (qui ne leur a pas plu) intitulé:
« le PSG contraint de perdre Kylian Mbappé ou Neymar en cas de sanction ? »

Déjà ça finit par un point d’interrogation, preuve que c’est pas une déclaration catégorique.

Bon c’est vrai que si on réfléchit comme ça on peut tout dire, hein:

« Le PSG contraint de se battre à mains nues contre Booba au Duty Free d’Orly ? »

Toujours est-il qu’en dépit de sources internes, le club appelle ça de la désinformation.

Pourtant :
Si Paris doit potentiellement faire rentrer 170 millions d’euros pour obtenir l’équilibre financier exigé par l’UEFA, c’est pas infamant d’imaginer qu’il faudrait se séparer d’un de ses joueurs les plus côtés, plutôt que de l’équipe de jardiniers du Parc des Princes.

Avec tout le respect que je dois à la profession de jardinier, hein.

Moi j’adore tout ce qui est plantes. J’ai un cousin qui fait pousser de la Purple Haze et de la White Widow dans son jardin. La botanique c’est formidable.

Et d’ailleurs peut-être que ça détendrait un peu le PSG.

Quoique l’UEFA a peut-être une règle contre ça aussi.

Et il serait peut-être temps - de respecter les règles - ou de laisser les journalistes faire leur travail. 

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