Pour remplacer l’apéro en terrasse, les Français consomment du vin chaud dans rue. Dans toutes les grandes villes, des restaurateurs écoulent des marmites entières…

Y’a un tel engouement, c’est limite si les gens ne font pas leur jogging un gobelet à la main. La France est devenue un gigantesque marché de Noël ! D’après « Le Monde », le vin chaud qu’on achète en rue est le dernier bastion de la convivialité en ville. Ca sent bon la cannelle et la misère humaine cette histoire… Qu’est-ce qu’on va raconter à la génération à naître ? « C'était tellement dur à l’époque… que les gens buvaient du VIN CHAUD ! C'était horrible : on commençait à en boire à 15h et des fois ça pouvait finir jusqu’à 18h avec un grog. »  

Dans les grandes villes bourgeoises, comment est-on passé du Spritz au vin chaud ? Comme les habitants n’ont pas droit aux vacances au ski, ils les font venir en ville : ils font des raclettes, ils boivent du vin chaud, et ils laissent traîner des vieilles chaussettes pour que leur appart' sente comme dans un chalet à Val Thorens. Y a un petit côté fin de règne : « S’ils n’ont pas de vacances au ski, qu’ils boivent du vin chaud ! » C’est facile, il suffit d'avoir du vin, une orange, de la cannelle, des clous de girofle et deux Xanax pilés. 

C’est LA tendance du moment. Et d’ailleurs, si vous voulez vraiment être à la pointe, il faut boire du vin chaud en portant les moufles de Bernie Sanders. C'est devenu un sujet de société : il y a des articles de presse sur l’engouement pour le vin chaud ! L’étape d’après c’est Bernard De La Villardière qui prépare une « Enquête Exclusive : vin chaud, comment la boisson a inondé la France ? » Dans Les Echos : « Tout savoir sur le Lobby du clou de girofle. » Valeurs actuelles : « Faut-il expulser les musulmans qui ne boivent pas de vin chaud ? » Il y aura les pro et les anti, puis Manuel Valls va débarquer pour donner son avis alors qu'on lui a rien demandé... et Jean Castex annoncera des mesures pour contrer l' « effet vin chaud. » Après, là où ça va coincer, c’est qu’avant de quitter les réseaux sociaux, Nicolas Bedos n’a pas dit ce qu'il pensait du vin chaud. Et là du coup… je suis paumée, je ne sais pas quoi en penser. 

Sauf si BFM part en spéciale avec des experts : « Deux oranges par litre ? Je ne peux pas vous laisser dire ça ! Comment voulez-vous être crédible quand vous n'utilisez même pas du sucre roux ! », « Ecoutez, permettez moi de recentrer le débat, on était en train de parler du modèle de cuisson... » 

Et enfin, stade ultime : Juliette Armanet fera une reprise chez Augustin Trapenard : Ah ! le petit vin chaud / Qu'on boit en présentiel / Devant la Tour Eiffel / En sortant du métro… (pardon il est tôt, j’ai pas eu le temps de faire les balances.)

Aujourd'hui tout le monde en boit ! Enfin… tout le monde sauf les laboratoires qui fournissent les vaccins, eux ils boivent du champagne ! 

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