Depuis dimanche soir les contrôles après 18 heures ont été renforcés et les verbalisations pendant le couvre-feu, plus nombreuses…

Le stress que ça nous cause les dernières minutes avant 18 heures ! Surtout quand on pense que dans les commissariats à 17h59, c’est comme les grands magasins à l’ouverture des soldes : les policiers sont dans les starting blocks. Eux, ils attendent le top. Et imaginons qu’ils écoutent France Inter… qui donne le top à 18 heures sur cette antenne ? C’est moi… Ca m’angoisse… Maintenant quand je dis : « Vous écoutez France Inter, il est 18 heures », j’imagine un flic qui crie : « Allez, c’est bon  les gars, c’est parti ! » et les gens qui commencent à courir dans les rues pour rentrer chez eux, avec les flics qui leur courent dernière… un peu comme un lâcher de vachettes dans « Intervilles ». Voilà, à 18 heures, moi je donne le « top à la vachette »…

A 17h59 on a tous l'impression d'être Cendrillon juste avant minuit... Bon à part que nous, on ne revient pas du bal, on revient du boulot. Et ça fait un moment que le carrosse s’est transformé en Fiat Punto... D’ailleurs hier soir sur le périph parisien, y’avait encore des policiers à toutes les sorties ! Comme dimanche soir, à 18h : 400 kms de bouchon pour rejoindre Paris, notamment à cause des contrôles… Que je n'entende plus dire que notre gouvernement manque d'idées : il a trouvé un moyen de rentabiliser les embouteillages ! Fallait imaginer dimanche soir, t'es dans ta bagnole, il pleut, t'es coincé depuis une heure, et à 18h01, un policier te demande de baisser ta vitre et là apparaît la tête de Darmanin, le trauma ! Il était venu superviser… Surprise, c’est Gégé ! Là c'était plus le blues du dimanche soir, c'était l'Adagio d'Albinoni du dimanche soir. 18h01… On aimerait que le gouvernement soit aussi à cheval sur la ponctualité quand il s'agit de se faire livrer des masques et des vaccins.  

Et puis en semaine, on est stressés aussi parce que c'est contreproductif d'aller bosser si c'est pour reverser à l’Etat l'intégralité de ce que tu as gagné pendant la journée sur le chemin du retour. 

Le métier de policier a bien changé : avant ils faisaient des descentes dans des bars pour démanteler des trafics de stupéfiants, aujourd'hui, vous avez vu, ils ont fait une descente dans un Franprix pour empêcher les gens d'acheter des Gervita. Comme si se rendre au supermarché c'était déjà pas une punition suffisante. 

Conclusion : avant, on courait le matin de peur d'arriver en retard au boulot. Maintenant, on court aussi le soir de peur d'arriver en retard à la maison.

L'équipe