Difficile de croire qu’hier, 1er mai, c’était la fête des travailleurs…

Non mais QUI a organisé cette petite fête ? C’était ni fait ni à faire. Il n’y avait que des gens qui n’étaient pas invités au départ : les gilets jaunes, les CRS, les casseurs. Tout le monde s’est incrusté à la fête des syndicats, à tel point qu'on en a oublié qu’il y avait des syndicats.

Si le Secrétaire général de la CGT n’avait pas été exfiltré du cortège, on en aurait presque oublié que la centrale défilait. Philippe Martinez s’est retrouvé coincé entre les casseurs et la police. Pris en sandwich, quoi : maintenant au moins, il sait ce que ça fait que d’être une merguez.

Avec une journée aux couleurs des Black Blocs, des gilets et des syndicats : la presse a qualifié ce premier mai de « Noir. Jaune. Rouge ». C’est les couleurs du drapeau belge, c’est dire si c’était bien parti pour être une vaste blague. Et en effet, alors que le matin les rues étaient parfumées par les vendeurs de muguet, l’après-midi, c’était un brin tendu… Déjà que les travailleuses et les travailleurs sont sous tension toute l’année et souvent en proie à la violence de l’entreprise, le 1er mai c’est leur fête et ils ne peuvent même pas se détendre.

J’ai regardé la télé hier, même Arlette Chabot et Jean-Michel Apathie étaient perdus dans ce foutoir, ils ont passé l’après-midi à commenter un match de foot avec quatre équipes sur le terrain.

A la fin de la manif la police avait maintenu le calme et les blackbloc avaient réussi à foutre le bordel : donc tout le monde a gagné. Sauf les travailleurs. D’ailleurs on dira ce qu’on voudra mais les seuls qui n’ont pas chômé hier, c’est bien les black blocs et les flics. Y’a eu des tas d’interpellations… D’ailleurs, vous n’y étiez pas m’sieur Asselineau ? C’est dommage, François… Vous auriez pu ressortir vos menottes… François, vous les avez sur vous vos menottes ? Coquinou !

Alors voilà, hier, y’a vraiment qu’à Caracas que ça a été pire que chez nous. Avant, le 1er mai, c’était une fête familiale, on venait avec les enfants et les poussettes. Mais maintenant c’est plus possible : c’est pas tellement que soit devenu dangereux d’emmener les enfants. C’est surtout que la poussette est considérée comme « une arme par destination ». Avant d’assommer un policier à coup de poussette, n’oubliez pas d’abord de faire descendre le mioche qui pionce à l’intérieur.

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