Le début du procès des attentats de 2015 a relancé le débat sur la liberté d’expression.

Une fois de plus. C’est fatiguant de devoir répéter les mêmes choses sans arrêt. Je pense que le prochain qui me demande : « Peut-on rire de tout ? » je lui fais bouffer l’intégrale de Desproges. Défendre la liberté d’expression c’est une évidence mais si faut le faire tous les jours on le fera tous les jours. On sait tous que le libéralisme n’aime pas les fonctionnaires et pourtant Dominique Seux le rappelle tous les matins.

Pour que ça rentre bien : L’é-du-ca-tion. Apprenez à vos enfants à vous moquer des religions. Blasphémez un peu chaque jour en famille. Quand vous vous coincez les doigts dans la porte, un petit « Nom de dieu », ça fait de mal à personne. Moi, ma filleule de 7 mois, pendant son baptême, elle a fait pipi sur le prêtre, c’est un début. Après, plus tard, vous pouvez faire du Frisbee avec une kippa ou un prophète Mahomet en pâte à modeler, c’est au choix. 

Après, je suis critique aussi vis à vis de Charlie Hebdo. Ce sondage pour savoir s’il fallait republier les caricatures ça ne sert à rien. Vous imaginez si « Valeurs actuelles » faisait un sondage à chaque numéro pour savoir s’ils ont raison d’être racistes ? L’Ipsos serait débordé.

Si la méthode éducative ne marche pas, le moyen le plus efficace en ce moment, c’est prouvé :

ALERTE : Information Liberté d’expression. Les cons circulent toujours. Et ils sont dangereux. Pour limiter la censure, respectez ces gestes simples. Ne dites jamais « Je suis Charlie MAIS ils exagèrent », sinon, fermez- la.

Pour votre sécurité, respectez les distances. Gardez toujours le recul nécessaire pour ne pas perdre de vue qu'il s'agit d'une blague. En complément de ces mesures tenez-vous éloigné de Cnews.

Lorsque vous vous trouvez en présence de blague ne paniquez pas. Voici la bonne attitude à adopter : Si La blague est drôle, laissez-vous aller.

Si vous vous sentez offensé par la blague, expliquez poliment à votre interlocuteur pourquoi ou ignorez-le. ATTENTION CEPENDANT: Vous ne devez en aucun cas tuer votre interlocuteur. Et en cas de blague ratée n'hésitez pas à vous laver les mains avec un hashtag #JesuisCharlie. Ensemble, protégeons nous des cons.

J’ajouterai que ceux qui disent « Je ne suis pas Charlie mais je suis pour la liberté d’expression » c’est comme dire « je suis végétarien mais je mange une petite côte de bœuf de temps en temps ». Ca ne marche pas.  Dans la vie y’a des trucs qui sont non négociables comme : Je suis Charlie, la liberté d’expression ou rendre l’antenne à l’heure à la fin de l’interview ! NON NÉGOCIABLE C’EST CLAIR ?

Allez, prenez soin de vous.

  • Légende du visuel principal: "Information 'liberté d'expression' " : la mise au point de Charline Vanhoenacker © capture d'écran
L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.