Malgré le scandale des viols dans le milieu du patinage artistique, le président de la Fédération des sports de glace, Didier Gailhaguet, n’a pas démissionné…

Oui et il y a aussi le cardinal Barbarin qui vient d’être relaxé ou Roman Polanski nommé 12 fois aux Césars… Nous allons les mettre en lumière à l’occasion de la cérémonie des « Slips d’or »…

Ils sont homme d’église, réalisateurs, entraîneurs sportifs… Alors beaucoup, beaucoup de slips à remettre cette année dans la catégorie cinéma. Mais d’ores et déjà, le Slip d’or de la révélation masculine de l’année sera attribué à… Christophe Ruggia.

Catégorie « meilleure défense », le favori c’est Didier Gailhaguet avec « Je l’ai appris la semaine dernière » (22 ans qu’il dirige la Fédération, il part donc favori) ; Bernard Pivot avec « Ça alors, j’avais jamais remarqué ! », la Fédération de tennis avec « Quand j'étais au courant, j'étais pas responsable et quand j'étais responsable je n'étais pas au courant » et enfin l’éditeur de Gabriel Matzneff avec « Il faut savoir séparer l’écrivain du touriste en Thaïlande ». 

Ce sera l’occasion d’entendre les discours des lauréats : « Tout ceci n'aurait jamais été possible sans l’ensemble de mes équipes qui ont su garder le silence pendant toutes ces années ! Je dédie ce Slip d’Or à tous ceux qui, dès le départ ont su fermer les yeux sans jamais les rouvrir. »

La soirée sera présentée par Jean-Marc Morandini ça va rester entre « happy few ». Il y a bien sûr plein de gens qui mériteraient un Slip d’Or dans les entreprises ou dans les usines, mais bon, ça ferait moins d’audience… Et il y aura des moments festifs, avec notamment un live de Jean-Luc Lahaye.

Un caleçon de cristal sera remis au Cardinal Barbarin pour l’ensemble de sa carrière. Le prix du meilleur scénario revient à ce fonctionnaire du ministère de la Culture qui mettait des diurétiques dans le café de ses interlocutrices pour les mater en train de pisser entre deux fougères dans les jardins de la rue de Varenne… Le lauréat de l’an dernier, George Tron, lui remettra son slip (son prix).

Le moment nostalgie sera intitulé : « Oui mais c'était une autre époque » et sera l’occasion de diffuser les plus beaux extraits de misogynie des 50 dernières années à la télévision : une rétrospective allant de Guy Lux à Pascal Praud.

Pour le Slip d’or du meilleur second rôle, sont nommés : la révélation de l’année, le chauffeur Uber mais celui qui part favori, c’est le frotteur de la ligne 13…

On terminera avec plus beaux décors : l'open-space, le Vatican, et le vestiaire du club de natation, mais c'est évidemment la rue qui devrait une nouvelle fois l'emporter… ex æquo avec la famille – le fameux triumvirat papy-tonton-papa.

Ah, et j’allais oublier, à la toute fin : le collectif des femmes de cinéma viendra rappeler le manque de parité de cette cérémonie.

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