Jean-Pierre Pernaut
Jean-Pierre Pernaut © TF1

Le Français est humaniste, le Français est philanthrope. Bien sûr il est inquiet pour son pouvoir d’achat, mais le sujet de préoccupation numéro 1 en ce moment, c’est… la situation en Syrie.

N’est-ce pas rassurant ?

C’est le résultat d’une enquête qui pose cette question : quel est le principal sujet de conversation des Français en ce moment ?

Réponse :

« L’intervention de Hollande, des trucs comme ça, quoi »… Merci à Jean-Marie, vendeur de fruits et légumes sur un marché de Bordeaux. Grâce à votre brillante intervention, Jean-Marie, et bien Jean-Pierre Pernaut est en mesure d’affirmer que la Syrie est le sujet de préoccupation numéro 1 des Français. Et dieu sait si les inquiétudes ne manquent pas, comme le rappelle Monique, entre l’emballage de deux boudins et trois salsifis…

Mélanger la Syrie et le boudin qu’on ne pourra pas s’acheter parce que le porte-monnaie est vide, c’est là tout le génie du 13 heures de JPP. La juxtaposition des analyses sur le marché dégage un message : « Oui, nous sommes principalement inquiets de la situation en Syrie, parce que si Hollande engage la France, ça va nous coûter un bras c’t’histoire, et c’est pas comme ça que je vais pouvoir changer d’écran plat cette année. » Et je ne vous parle même pas de ma retraite !

Le coup du porte-monnaie, Jean-Pierre a hésité à le laisser dans le reportage… très anxiogène comme sujet. Il faut rééquilibrer derrière, rassurer le téléspectateur. Et ça, c’est ce que JPP sait faire de mieux. Démonstration.

Non, je me moque pas. Je suis curieuse du sujet, parce qu’aujourd’hui on utilise encore la craie dans la plupart des écoles, et je ne savais pas qu’avant, elle avait une odeur. Et ce n’est pas parce que j’ai ajouté une petite musique de saucisses sous vide que je me moque.

C’est comme ça qu’on indique au téléspectateur qu’on va effectuer un retour dans le nid douillet et ouaté du passé… Exemple :

Voilà… la plume d’oie a disparu au XIXème siècle, mais on va en faire un sujet de 2 minutes 30 en hommage au génocide des oies, planifié au seul profit de la fabrication des porte-plumes.

Ah mais non, le massacre des oies… anxiogène tout ça, allez, vite, on enchaîne ! Vas-y, JPP, envoie-nous du rêve...

Ah les belles cartes, celles où ce territoire juste au-dessus du Sahel s’appelait encore l’Algérie française. Ces belles cartes où le Burkina Faso s’appelait encore la Haute-Volta.

Je vous épargne le sujet de 2 minutes sur le buvard, sans compter celui de tout à l’heure, où JPP devrait se répandre sur la blouse. Elle devrait avoir une jolie doublure en Vichy.

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