Je voudrais revenir ce matin sur la découverte en Allemagne de 1.500 tableaux spoliés aux Juifs, retrouvés planqués au domicile d’un certain Cornelius Gurlitt. Ca c’est un nom pour jouer les méchants dans un film de Walt Disney… D’ailleurs, à sa naissance, les employés communaux ont dû croire à une blague, puisque le vieillard n’a aucun papier, aucune existence administrative.

Les policiers lui sont tombés dessus dans un train entre l’Allemagne et la Suisse, parce ce qu’il avait sur lui 9000 euros en liquide. En effet, 9.000 euros en liquide, c’était très, très louche. C’est quand même une somme ridicule quand on voyage en Suisse. C’est un peu comme planquer une boîte de Pépitos dans son sac au moment de passer aux caisses.

Mais enfin, voilà qui a mené les policiers à faire une découverte spectaculaire : 1500 œuvres dissimulées derrière un amoncellement de boîtes de conserves, dont certaines périmées depuis de 30 ans. C’est vous dire si la choucroute est bien plus dégénérée que les tableaux honnis par les nazis. Ces œuvres qui ne correspondaient pas aux canons du régime. Quand on regarde les goûts des nazis en matière d’art, c’est vrai qu’ils étaient davantage portés sur les publicités pour Kinder que sur Picasso, Matisse ou Chagall.

L’affaire Cornelius Gurlitt, c’est un petit peu la boîte de Saupiquet qui cache le musée… Et c’est à cela qu’on reconnaît un bon conservateur. D’ailleurs cette affaire aurait pu éclabousser Gérard Depardieu, chez qui on a aussi retrouvé un mur entier garni de boîtes de conserves. Mais lui, ça lui sert juste au cas où il aurait un petit creux… Il n’est ni nationaliste ni même patriote, mais faut pas pousser le gros Gégé.

En revanche, il paraît que cette affaire a donné des idées à Claude Guéant, ses voisins l’ont vu acheter 400 boîtes de Royco minute soupe et un sac de ciment…

Quant aux conserves de Cornelius Gurlitt, elles expliquent pourquoi il n’avait jamais d’amis à dîner…

D’ailleurs, l’ONU a fait revenir de Syrie deux de ses experts pour mettre les boîtes de cassoulet de Cornelius sous scellés. Après tout, l’OIC est prix Nobel de la Paix, il faut bien les faire bosser un petit peu…

Quelle ironie cette histoire tout de même… Grâce à ses tableaux, Cornelius pouvait s’acheter toutes ses boîtes. C’est juste le contraire de François Pinault, qui grâce à ses boîtes peut s’acheter tous ses tableaux.

Oui, le vieux spoliateur allemand est atteint de syllogomanie. Une tendance à collectionner et accumuler toutes sortes d’objets de manière compulsive. Un petit peu comme Bernard Tapie avec ses casseroles.

Vous voulez qu’j’vous dise, M’sieur Eric ? Le modèle allemand est tellement performant qu’ils ont retrouvé, comme par hasard, un milliard de plus à inscrire à leur budget avec cette affaire ! C’est la somme que la France doit à Ecomouv’ sur quatre ans avec ses portiques écotaxe.

Alors moi j’ai pensé à appliquer le modèle Cornelius : on pique les urinoirs de tous les bars PMU de Paris, on les estampille Marcel Duchamp et on les vend aux Japonais. Dans l’art aujourd’hui, c’est le marché qui est dégénéré, ça peut fonctionner.

Regardez la vente aux enchères de la prétendue valise de Marcel Cerdan. Un lot en toc, une valise en carton… Du coup, celle de Linda de Souza est surcotée 300 fois sa valeur ! Il paraît qu’elle a les moyens de relancer sa carrière, elle prépare un duo avec Rika Zaraï.

Et puis, pour conclure, cette histoire de tableaux nous montre que le modèle allemand, c’est aussi pouvoir vivre sans coûter 1 centime à la collectivité ! Cornelius, c’est peut-être tout simplement le charme discret de la bourgeoisie…

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