Charline est dans l’attente de l’événement de la journée : la conférence de presse de Carlos Ghosn au Liban !

Non, j’écouterai rien du tout, je suis dégoûtée. Une conférence de presse ? Il va nous spoiler la série Netflix ! Alors qu’ils n’ont même pas encore signé ! Alors en attendant, je préfère en savoir le moins possible,… comme Bruno Le Maire.

Non, moi l’histoire de Carlos Ghosn, je veux la voir en plein écran, comme pour Jaques Mesrine et Pablo Escobar. Quand je pense que Léa est à Beyrouth pour l’interview… si c’est comme pour Escobar elle va tomber amoureuse et elle ne va jamais revenir !

Pour regarder la série, je serai confortablement installée devant un plateau de sushis… pour regarder les quatre épisodes : le premier, où il nous fera voyager de Versailles à Davos ; le deuxième épisode, le prisonnier au Japon ; le troisième il sera fugitif au Liban et le quatrième, celui où il termine sa carrière Ministre de l'Economie au Panama... Vu comment c’est embarqué ça me semble crédible. Rappelez-vous du slogan de la Twingo : « A vous d’inventer la vie qui va avec ».

Et si jamais il y a le budget pour cinq épisodes, on entame le biopic plus tôt : 97, en Belgique, quand Carlos commence sa carrière chez Renault en contribuant à fermer l’usine de Vilevoorde… Mais alors ça, c’est si le reste du financement Netflix n’a pas été englouti dans le budget maquillage. Pas pour les acteurs, pour les comptes en banque.

Ghosn, c’est le super héros néolibéral : il relie en jet ses deux bureaux de 12.000 km d’écart, il se déguise pour sortir de prison, il se cache dans une malle pour s’enfuir... Aujourd'hui, il fait fantasmer les fans de James Bond, alors qu'avant il faisait juste fantasmer Dominique Seux. Le mec écrit sa légende, il l’a dit lui-même, il s’est « libéré de l’injustice »… Ce sera Pascal Obispo pour la bande son.

On nous avait bien dit que les premiers de cordée allaient nous emmener plus loin, mais lui il a tiré tellement fort qu’on se retrouve à Beyrouth cet après-midi ! C’est autre chose que les Arnault et les Pinault, là, avec leur petite vie plan-plan : boulot, château margaux, dodo. Carlos Ghosn il a tout le Japon a ses trousses alors qu'eux, leur seul ennemi c'est Ruffin et Mélenchon.

Et puis une série ça permet un développement long. On verra le moment où Carlos reçoit un télégramme : « Bravo gros, tu gagnes une manche », signé Xavier Dupont de Ligonnès. Carlos et Carol Goshn c’est digne d’Hollywood. Quand tu penses que les Balkany doivent se rabattre sur France 3 Ile-de-France.

Et qu’en 2018 encore, le couple Goshn avait passé un week-end tellement somptueux à Cannes, qu’il avait coûté 1,7 million d’euros pour 48 heures, financé par la filiale néerlandaise de Renault-Nissan… alors que si le film est bon, l’année prochaine, à Cannes, ils pourront y aller gratuitement.

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