Il manque des assesseurs pour tenir les bureaux de vote des régionales...

Comment ça, les Français ne veulent pas s'enfermer dans un bureau de vote pendant tout un dimanche d'été ? Alors que des dimanches on en a 52 par an, dont une bonne dizaine pas confinés en plus ! Allez, on va bien trouver des Français qui sont des passionné de système électoral, des inconditionnels du scrutin majoritaire à deux tours ! Ou qui ont une profonde aversion pour les repas de famille le dimanche.  

Pour les autres, le premier tour, le 20 juin, c'est la fête des pères. Alors un dilemme se pose, rien qu’en région PACA : « Est-ce que j'ai vraiment envie de faire passer Thierry Mariani avant mon père ? » Mais bon, on peut bien sacrifier un dimanche au nom de la démocratie, on en a déjà tellement sacrifié au nom de Michel Drucker...   

Habituellement, lors des régionales, ce sont les urnes qu'on a du mal à remplir. Maintenant c'est carrément les bureaux de vote. On a commencé par une pénurie d'idées qui s'est transformée en pénurie d'électeurs et aujourd'hui ? On est en panne d’assesseurs… (oui, petite blague pour vous récupérer, c’est un sujet technique, j’ai bien vu que vous aviez décroché…) La politique ça va finir avec des candidats qui votent pour eux-mêmes, et nous, on fera autre chose, comme boire l’apéro avec nos amis en présentiel. 

A croire que les citoyens se sont totalement désintéressés de la politique. Alors qu’elle n'a jamais été aussi proche du peuple ! Entre les Ministres chez Hanouna, les discussions de PMU sur les plateaux des chaines infos, les parties de Shifumi de Jean-Michel Blanquer, le biceps d'Olivier Véran... la politique n'a jamais autant fait le spectacle et pourtant elle n’intéresse plus personne ! 

Alors les mairies font tout pour attirer les assesseurs en leur proposant des cadeaux comme des places de cinéma ou de concert... Madame Hidalgo, à Paris, proposez de faire sauter les amendes de stationnement, ça va ramener du monde… Le problème c'est que quand t'es assesseur, t'as même pas une prime de risque, alors qu'il paraît que juste avant une élection, il y a toujours des actes atroces qui sont commis. 

C’est l’extrême-droite qui pensait avoir trouvé la solution : à Perpignan, Louis Alliot comptait rémunérer les bénévoles pour les inciter à tenir les bureaux de vote. « Rémunérer / bénévoles »… oui c’est interdit. Ce qui permet de régler la question : avec quel argent comptait-il faire ça ? Celui de l’Union Européenne ou celui des Russes ? 

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