Nos contemporains connaissent « l’angoisse de la batterie faible ». Selon que notre smartphone présente 95% ou 5% d’autonomie, cela modifie notre perception des choses…

D’après l’étude d’une université londonienne, selon que notre batterie est faible ou pleine, on ressent « une sensation d’angoisse ou d’accomplissement ». Cette étude paraît superflue, tant chacun d’entre nous l’a déjà éprouvé. En effet, le monde est divisé entre ceux qui voient la batterie à moitié pleine et ceux qui voient la batterie à moitié vide.

Pourquoi cela produit-il de l’angoisse ? Parce qu’une batterie vide signifie qu’il faudra aller chercher soi-même à manger parce qu'on a plus accès à Deliveroo. C'est la perspective de devoir demander son chemin dans la rue parce qu'on a pas Google maps, et de devoir écouter les discussions des gens dans le bus car on a pas accès à sa playlist. En résumé, une batterie faible, c’est donc la terrible perspective de devoir adresser la parole aux gens.

A quoi bon aller dîner au restaurant, si au moment du dessert, on n’a plus assez de batterie pour instagrammer sa crêpe suzette ? Voilà, on y est : une batterie vide c'est se replonger dans le quotidien infernal des années 90... Personne ne mérite de revivre ça. Autant en finir tout de suite en se laissant mourir avec son téléphone. 

Le pire étant  le moment fatidique où on arrive à 5% de batterie. A cet instant on serait prêt à échanger notre mère contre un chargeur. Sauf chez les électeurs de Benoit Hamon, où on reste relax, où on a été habitué à vivre à moins de 6%.

En revanche, lorsque notre batterie affiche 100% on éprouve alors un sentiment de confort et de satisfaction énorme. On se dit que tout est possible et qu'on peut conquérir le monde. Bon, en réalité on regarde des épisodes sur Netflix ou on envoie des likes sur Facebook mais un jour, c’est sûr, on va changer le monde ! Comme vous m’sieur BHL !

Aujourd’hui, nous sommes des milliards à souffrir de cette phobie de la batterie vide. Vous aussi, Bernard Henri Levy, évidemment ! Lorsque vous êtes en week-end à Marrakech ou sur un terrain d’opérations, si le photographe n’a plus assez de batterie pour envoyer les photos à « Paris-Match », vous aussi vous ressentez cette angoisse.

Parce qu’on est complètement dépendants de nos smartphones. Et lorsqu'ils n'ont plus de batterie, on se rend compte que c'est nous qui n'avons plus d'autonomie. C’est une vraie source de stress, surtout quand on sait que bientôt, les bagnoles seront plus autonomes que nous.

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