le psg fait un nouveau pas vers le titre
le psg fait un nouveau pas vers le titre © reuters

Je profite du titre de champion de France du PSG pour tenter d’éclaircir quelque chose qui me chiffonne. Le club parisien est sanctionné pour manque de « fair-play financier ». Si je comprends bien, au football, il a des règles ; dans les marchés financiers, il y a des règles aussi… Et le mélange des deux, c’est le fair-play financier (C’est bien expliqué hein ? On dirait du François Lenglet…).

Sauf que « fair-play financier », c’est comme « moraliser le capitalisme », ou « TVA sociale », c’est antinomique, et donc ça ne veut rien dire…

Ces derniers temps, des trucs qui ne veulent rien dire ont pourtant des conséquences. Prenez le « choc de simplification » ou « le pacte de responsabilité ». Et bien le « fair-play financier », c’est pareil. Le PSG se verra infliger des sanctions : l’encadrement de la masse salariale, l’interdiction de dépenser plus de 60 millions au prochain mercato, ou l’obligation de vendre un joueur s’il désire en recruter un. Les instances du foot européen ont hésité à ajouter une sanction : demander aux joueurs de faire le match avec un bandeau sur les yeux et les pieds dans un saut de ciment, mais l’UEFA s’est ravisée. Le but c’est tout de même que le PSG reste compétitif.

Le « fair-play financier », c’est une idée de Michel Platini, le président de l’UEFA, l’autorité européenne du football. Je rappelle tout de même que c’est lui aussi qui a demandé aux Brésiliens d’éviter de faire trop de remous pendant la Coupe du monde, avec leurs revendications sociales… C’est vrai quoi, ce peuple en tongs est vraiment ingrat : on lui amène des jeux et en plus, ils voudraient du pain !

On n’est pas passé loin du concept de « fair-play social ». Mais non, ce sera donc le « fair-play financier », ce qui fait de Michel Platini une sorte de Pierre Gattaz en short. Le patron du Medef qui, en passant, pourrait s’appliquer le concept à lui-même, et encadrer son salaire.

Si j’applique le concept à un cas pratique : vous vous rappelez le week-end dernier quand on a fait un tennis, Eric ? Bon, d’accord j’ai gagné… Mais j’aurais pu vous demander de faire preuve de « fair-play financier ». Avec vos Nike dernier cri et votre raquette qui vaut cinq fois plus cher que la mienne, j’étais désavantagée. Et je ne vous parle pas des deux gamins de douze ans qui ramassaient vos balles.

Cela dit, pour en revenir au foot, on ne va pas râler parce que des capitaux étrangers viennent dynamiser nos clubs. Un étranger est toujours plus sympathique quand il fait gagner votre équipe. Et puis si on enlève les joueurs étrangers sur le terrain, si on enlève l’argent étranger injecté dans le club, et si on enlève les maillots et les crampons fabriqués à l’étranger, le PSG va rester trois ploucs en chaussettes. C’est embêtant quand on vise la Ligue des Champions.

- La nomination d’une femme comme entraîneur de l’équipe de foot de Clermont a dû vous faire plaisir non ?

Au moins voilà quelqu’un qui ne se fera pas traiter de pédé dans les vestiaires ! J’ai entendu dire qu’elle était surnommée la « Mourinho en jupons ». Ca n’est pas très original, le jupon. Pourquoi pas « La Mourinho en stérilet ? »

On crie à la révolution mais une femme entraîneur dans le foot, ça existe déjà. On appelle ça une « entraîneuse », et pour ça on a déjà Zahia.

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