Un livre qui sort cette semaine révèle le pactole sur lequel les Académiciens sont assis. Je peux vous dire que sous leur costume de carnaval, y’a du bas de laine.

DansCoupole et dépendances , Daniel Garcia joue les Zorro en dénonçant la gestion opaque de tout l’Institut de France. Il chapeaute cinq Académies (sciences, belles lettres, beaux-arts, etc.)

Académie Française
Académie Française © GNU Nitot

L’auteur semble très bien documenté, mais Le Figaro lui reproche une enquête à charge contre le chancelier de l’Institut et contre les Académiciens. Mais enfin, ils ne l’ont pas attendu pour qu’on leur taille un costume !

L’auteur évalue le pactole à un milliard d’euros. Mais la gestion est tellement trouble que toute estimation précise est impossible. La Cour des comptes a renoncé à tout contrôle quand elle s’est aperçue que les habits verts comptaient encore en anciens francs.

Mais peut-on vraiment s'étonner du patrimoine monumental de l'Académie française alors que son fondateur annonçait la couleur avec son patronyme : le cardinal de Richelieu. Ce serait comme reprocher aux locataires du Palais Bourbon de s’envoyer un whisky à la buvette. Ou avoir envie de se pendre quand on vous envoie vous reposer à la Lanterne.

L’Académie française possède entre autres sept immeubles dans Paris. Et avec ça, elle est hébergée à l’œil au Palais Mazari.

Quand elle a appris ça, Cécile Duflot est devenue hystérique, elle veut modifier son projet de loi pour créer 300 logements étudiants sous la Coupole. Ce qui n’est pas très malin puisque l’infrastructure comprend déjà toutes les commodités d’une maison de retraite.

L’auteur de l’enquête sur le pactole de l’Académie explique que tout cet argent provient de dons, de legs. Oui, tout au long du XXè siècle, chaque semaine, la séance du jeudi enregistrait un nouveau legs. Voilà qui explique le pic de fréquentation du jeudi chez nos 38 dentiers, 38 rentiers, pardon.

Si on veut tenter d’imaginer l’étendue de la fortune de l’Académie, il faut se représenter un plateau de Monopoly. Lors de la fameuse séance du jeudi, c’est à ça qu’on joue dans toutes les Académies de l’Institut. Et hop, la maison de Claude Monnet léguée par son fils à l'académie des Beaux-arts ! J’avance de trois cases et bim! Le domaine du château de Chantilly offert par le Duc d'Aumale.

Bref, comme une véritable maison de retraite, on aime regarder « Des chiffres et des lettres ». A peine 26 lettres dans l’alphabet, mais un milliard sur le compte en banque. Rien d’étonnant à qu’ils veuillent rester immortels et que le dictionnaire n’ait toujours pas dépassé le stade du mot « Choucroute » depuis des décennies.

Sinon à part jouer au Monopoly, les Académiciens sont censés « veiller sur la langue française ». Mais leur demander de veiller à leur âge… Ils se sont endormis. Dans un monde où Bernard Pivot est en train d’étouffer entre les seins de Nabilla, ça devient beaucoup moins compliqué d’être agent immobilier que linguiste.

J’ai un conseil à donner à l’Académie pour fructifier son pactole : proposer le prochain siège à Liliane Bettencourt, après la publication de ses mémoires intitulées : « Shampooing, dividendes et enveloppe kraft. »

Et lorsque dans trente ans, Marc Lévy et Guillaume Musso enfileront l’habit vert… L’Académie pourra racheter Google.

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