Une étude française montre que des antidépresseurs pourraient réduire les formes graves de Covid… Cette piste doit encore être validée par des essais cliniques...

Ouais, mais s’il s’avère que le Prozac affaiblit le virus : c’est toute la France qui est sauvée ! On en consomme tellement... Là on pourra dire qu’on a bien anticipé. Et le gouvernement aura eu raison : car ça prouvera que la Covid a vraiment quelque chose contre les gens qui aiment la fête et les interactions sociales, mais que quand tu es déprimé, le virus, il ne veut pas de toi.

Alors que d’autres pays bossent d'arrache-pied sur un vaccin, nous on est sur la piste des antidépresseurs : c’est l'exception culturelle française ! Oui culturelle, parce que là aussi, bonne nouvelle : toute la playlist France Inter est immunisée ! Jean-Louis Murat, il est nickel.

Si le monde est aussi déprimant, c'est donc peut-être pour notre bien. La déprime peut nous sauver, pensez-y dans votre vie de tous les jours : à la place d'un mètre de distance, mettez plutôt deux mètres avec les gens qui vous semblent un peu trop joyeux. Si vous êtes trop enjoué vous-même, repassez-vous des allocutions de Jean Castex. Et n'hésitez pas à pratiquer une activité qui vous angoisse. Regardez, Léa a pensé à vous, demain soir à la télé elle reçoit Marine Le Pen face à Gérald Darmanin : angoisse, cauchemar, dépression… Prozac… Merci qui ? Merci le service public. Quoi ? On est tous Anti-Covid ou pas ?

Si la solution se cache effectivement dans les psychotropes, pourquoi vouloir absolument partir à la montagne, quand tu peux discuter avec les marmottes sur le papier-peint du salon ? Attention, le prozac reste un produit dangereux... J'aurais préféré que ce soit le Strepsils la solution : c’est dégueulasse mais ça fait moins de dégâts.

Depuis un an on nous a tout dit sur les molécules qui pourraient ralentir le virus : c’était d’abord la nicotine, puis le vin et aujourd'hui les antidépresseurs... Résultat depuis un an je fume, je picole, je m’envoie des cachetons. On est vraiment prêt à suivre toutes les pistes. La première étude qui nous dit « la solution se cache dans les bâtons de surimi » j’en fais des quiches et des gratins. Mais imaginez un instant que la solution se cache dans le viagra. Grosse avancée sur la pandémie mais sacrée reculade sur #MeToo. Et le viagra c’est Pfizer… Si ça se trouve les lockdown party à Bruxelles, c’était des essais cliniques ! Et là, Véran qui testerait la molécule devant les caméras… oui, je m’égare… Je vous laisse sur cette image. Bonne journée et prenez soin de vous!

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