Je suis en mesure de vous confirmer qu’il y aura bien un remaniement. Mais il aura lieu à droite. Ah ben là on les perd tous… Y’a bien un moment où l’UMP va s’auto remanier de façon naturelle.

maladie d'Alzheimer
maladie d'Alzheimer © CC www.cihr-irsc.gc.ca

Vous avez vu la une duJDD hier, sur Nicolas Sarkozy ? « La traque. » Quand je pense qu’il y a une semaine, Jean-François Copé dénonçait une « chasse à l’homme » sur sa personne. (Mais à côté du polar sur les écoutes de Sarko, l’affaire Copé c’est une sitcom AB production, un petit scénar à la Jean-Luc Azoulay pour une fin d’après-midi sur TF1.)

J’ai repensé à l’affaire de mon Jean-François, dont à présent tout le monde se fiche royalement. Copé outragé, Copé brisé, martyrisé. Mais exaucé ! Question transparence, toutes ces écoutes rendent les choses tellement claires que c’en est éblouissant.

Nous avons aussi été chagrinés d’apprendre que le patient greffé d’un cœur artificiel n’a pas survécu… Et pourtant, au même moment, nous avons failli passer à côté d’une nouvelle prouesse médicale, une première mondiale : la greffe de dictaphone sur un patient. Une greffe qui aura tenu depuis 2007. En cinq ans, aucun signe extérieur ne le laissait présumer. Certes, Patrick Buisson se touchait régulièrement le pectoral gauche pour s’assurer que le bouton record était bien enclenché. Une chance qu’il n’ait pas décidé de planquer le dictaphone dans son slip. C’est le retour des bonnes vieilles méthodes du KGB. D’ailleurs Buisson mériterait d’être jugé au tribunal de La Haye.

Cela dit, avec le scandale d’Etat qui se profile sur les écoutes téléphoniques de Sarkozy par la justice, Buisson a l’air d’un kéké à côté des magistrats.

Moi ce que je retiens pour l’instant, c’est que nous avons l’explication du mimétisme entre Manuel Valls et Nicolas Sarkozy : Valls a toutes les cassettes chez lui et il écoute un épisode par soir. Hier, il s’est repassé le n°56, celui où Carla assiste à une réunion. Et dans la soirée, en plein dîner entre amis, Manuel a dit sa femme : « Anne est-ce que tu veux bien poser ce violon cinq minutes, on est en train de parler politique ! »

Tiens ça me fait penser que dans toute cette affaire Sarkozy, je ne vois aucune femme impliquée. Bonjour la parité. Pas un nom de femme n’est cité pour l’instant dans la nébuleuse Buisson, Guéant, Hortefeux, Me Herzog, et Gilbert Azibert, le magistrat au centre du présumé trafic d’influence.

Même pas Rachida Dati, la Garde des Sceaux sous Sarkozy. C’est dire si elle n’en tapait pas une quand elle était au ministère… D’autant qu’on apprend que le fameux magistrat Azibert était le ministre bis de la Justice. Et ça, ça veut dire qu’il ne faisait pas que de porter les paquets à la sortie des magasins.

Et pourtant, c’est auprès d’une femme que Nicolas Sarkozy va aller chercher un appui aujourd’hui : la reine-mère, Bernadette Chirac. Ils vont inaugurer ensemble, à Nice, un centre de lutte contre la maladie d’Alzheimer. Mais moi si j’étais Sarkozy, j’arrêterais immédiatement de lutter contre l’Alzheimer… C’est quand même sa seule chance d’être réélu en 2017.

En revanche, mardi la journée sera plus délicate à gérer. Le soir, Carla chante à l’Olympia, ce qui devait constituer le principal meeting de la campagne. Et l’après-midi, la Cour de Cassation aura décidé si les agendas de Nicolas Sarkozy restent en la possession de la justice. Ce devrait être le cas, vous pensez-bien : avec un seul agenda, vous pouvez bosser à la fois sur les affaires Bettencourt, Tapie, Kadhafi, et les sondages… C’est que qu’on appelle le « choc de simplification administratif. »

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