Il s’exprime pour la toute première fois, voici dans ce studio Le Perchoir de l’Assemblée nationale, pour parler de Richard Ferrand…

De Ferrand ? Je pensais que vous m’aviez invité pour parler de la « moralisation de la vie publique » hahaha ! Blague ! C’est Richard Ferrand qui a gagné. Bon, il avait une meilleure mutuelle que Barbara Pompili ! Haha ! On sait rire à l’Assemblée. Ca fait plus de 200 ans que je suis là, sur mon assise en velours, j’en ai vu passer des culs : des gros, des mous, puis surtout des faux… Mais jamais celui d’une femme ! Ca a failli réussir… Depuis 10 ans je suis à deux doigts de conclure ! Et au lieu de ça, ils me collent encore un mec, blanc, qui est là depuis 20 ans, qui a des soucis avec la justice et qui a trahi son ancien parti. Je les vois arriver de loin, ces types-là… C’est comme le précédent, Francis Debussy… non… Celui qui est parti y'a quatre jours… Rhaaa je me rappelle jamais de son nom... François Debussy !

François de Rugy !

C’est ça ! Avec lui je me suis marré ! Si ! Si, on parle du même… Il disait des trucs à demi-mot en pensant que personne l'entendait, mais avec le micro ouvert. Je vous jure, y’en a, c'est pas des lumières. Et encore, là, je m'en sors pas trop mal avec Ferrand ! Y’a un moment, j'ai flippé de me retrouver avec Benalla !

Attendez, Macron il joue à la chaise musicale en ce moment : on remplace le Ministre de l'Ecologie par le président de l'Assemblée, lui-même remplacé par le chef du groupe LREM, qui lui est donc vacant ! Donc maintenant, il faut trouver quelqu'un pour occuper le poste ! Imaginez que ce soit Aurore Berger, bah après il va falloir trouver quelqu'un pour la remplacer… dans ses fonctions de girouette politique au service de sa carrière. Remarquez ça c'est facile à trouver, ça court les allées.

Mais Ferrand, donc. Après l’affaire des mutuelles de Bretagne, il n’était pas assez bien pour rester ministre. Et maintenant, il l’est suffisamment pour devenir Président de l’Assemblée ? Mais c’est justement parce qu’il est visé dans une affaire qu’il fallait que ce soit lui : moi, le perchoir, je sers de totem d’immunité. Qui imagine le Président de l’Assemblée mis en examen ? C’est comme quand on joue à chat : on ne peut pas me toucher, chuis perché !

Tout le monde la veut cette place ! Aussi parce qu’il y a un petit bouton à côté du bureau pour couper le micro de celui qui parle un peu trop. Y'a de quoi en faire fantasmer certains, hein Demorand ? Alors voilà, dès mercredi ce sera Ferrand, à la vigie, il sera le premier à voir l’extrême-droite remonter aux prochaines élections. Et puis il faut faire attention : c’est le perchoir… plus c’est haut, plus tu te fais mal quand tu te casses la gueule.

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