La course au vaccin se joue dans les stades transformés en vaccinodromes : stade Vélodrome, Gerland ou Stade de France…

Oui, et là pour une fois il y a une vraie légitimité à chanter « I will survive » : « First I was afraid I was petrified »… et puis soulagement, joie, lalalalala, vous connaissez la suite ! Imaginez l’émotion des supportes de foot qui se font vacciner dans le stade qui les a fait vibrer. Au Vélodrome de Marseille, par exemple, c’est l’affluence ! Il faut dire que c'est pas tous les jours que les supporters de l’OM peuvent aller au stade en étant sûrs d'en ressortir contents ! 

C’est des lieux de spectacle, liés à l’émotion, quand on passe devant le Stade de France on dit à ses enfants : « Ici j'ai vu tous les plus grands groupes : les Rolling Stones, Daft Punk, Pfizer et Moderna ». Aujourd’hui autour des stades on trouve des centaines de personnes âgées, c’est comme si Franck Michael était en méga tournée dans toutes les villes de France en même temps ! On voit des gens qui une fois vaccinés se mettent à crier : « Une autre ! Une autre ! » Alors on leur explique que pour le rappel il va falloir attendre six semaines… 

A Gerland, se faire piquer c’est se rappeler les plus grands matches de l’OL… Finalement la seule chose qui manque c'est des commentateurs :  « Et alors que Muriel vient de remonter la manche de façon spectaculaire, Muriel qui dépasse tout le monde et qui va récupérer une dose dans le frigo… Elle s’empare du flacon…OUIIIII OUI ! Il est pour toi Mumu celui-là ! Elle entre dans la surface de vaccination… Magnifique geste technique, petit coup de coton alcoolisé ET C’EST LE BUUUUT ! Ahlala ! 25ème but de la matinée pour Muriel, l'équipe a eu du mal pendant les premières minutes mais ils sont bien rentrés dans le match dès qu'ils ont mis la main sur la carte vitale du patient numéro 10… On peut souligner l'incroyable forme de Françoise qui a cadré toutes ses injections, 53 piqûres toutes dans l'épaule, 100% de réussite ! » 

Et à la sortie du stade, les nouveaux vaccinés parlent aux journalistes : « Oui on est venu ici de façon déterminée. L'important c'était de perdre les trois points sur la courbe des entrées en réa. Maintenant il faut rester concentré en vue de notre prochain objectif, la deuxième injection. » Et que ça doit être grisant pour les soignants qui vaccinent dans les stades ! Ils doivent avoir l'impression de marcher dans les traces de MBappé... Bon par contre il faut pas se laisser emporter par ses émotions : si on commence à célébrer chaque injection en faisant le tour du stade en courant avec la blouse sur la tête on en a pas fini. 

C’est fou, dans ce pays, il y a six mois personne ne voulait entendre parler de vaccin et aujourd'hui on voit des gens rôder en disant : « T’as pas un plan pour une dose ? » Partout en France, on se croirait sur la colline du crack. Elle n'est pas simple à comprendre cette période où on vaccine dans les stades parce que c'est la course dans les hôpitaux.

  • Légende du visuel principal: Charline
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